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La première grande vague d'automne se prépare, tout dépend du 15 août.
Le tournant de la saison : si la mi-août est orageuse et que les nuits commencent à fraîchir, la première grande pousse de cèpes de Bordeaux démarre fin août. Girolles, coulemelles et rosés des prés accompagnent. Une fin d'août sèche décale tout à septembre.
En août 2026, 41 espèces comestibles sont en saison en France : cèpe de Bordeaux, cèpe d'été, cèpe bronzé, bolet bai, bolet rude et d'autres.
31 espèces toxiques ou mortelles poussent au même moment, dont amanite phalloïde, amanite vireuse, lépiote brun-incarnat.
5 espèces non comestibles, ni dangereuses ni au panier, poussent aussi ce mois-ci.
L'enchaînement gagnant : gros orages vers le 10-20 août + nuits < 15 °C = pousse générale à la bascule août-septembre.
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Excellent comestibleBoletus edulis
Le cèpe de Bordeaux est le champignon le plus recherché de France. Il fructifie par « pousses » spectaculaires une à trois semaines après un épisode pluvieux suivi de douceur, de la fin de l'été aux premières gelées.
Saison, août → novembre
Excellent comestibleBoletus reticulatus
Le cèpe d'été ouvre la saison des « gros pieds » : dès la fin mai les bonnes années, il répond aux orages là où le cèpe de Bordeaux attendra septembre. Très proche de son cousin en qualité, il s'en distingue par un…
Saison, mai → septembre
Excellent comestibleBoletus aereus
Le bronzé est le cèpe des cueilleurs du Sud, et celui que les autres leur envient. Son chapeau brun très sombre, presque noir et finement velouté, se confond avec la litière au point qu'on le trouve souvent du pied avant de le voir.
Saison, juillet → novembre
Bon comestibleImleria badia
Le bai est le bolet qui sauve les saisons médiocres. Beaucoup plus abondant et plus régulier que le cèpe, il pousse dans les mêmes bois de conifères, se conserve mieux et se fait rarement manger par les vers.
Saison, juillet → octobre
Bon comestibleLeccinum scabrum
Le bolet rude est le champignon qui apprend à lire les arbres. Il ne pousse que sous les bouleaux, sans exception, et sa présence est si fidèle que repérer un bosquet de bouleaux revient à repérer sa place.
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementNeoboletus erythropus
Le bolet à pied rouge est le champignon qui fait reculer les débutants pour la plus mauvaise des raisons : sa chair jaune devient BLEU ENCRE en une seconde dès qu'on l'entaille, et son pied est semé de points rouges.
Saison, juin → novembre
Excellent comestibleButyriboletus regius
Le bolet royal affiche un chapeau rose framboise à rouge vineux, la couleur qu'on apprend justement à fuir chez les bolets. C'est pourtant l'un des meilleurs comestibles de toute la famille des cèpes, aussi prisé en…
Saison, juillet → octobre
Comestible bien cuit uniquementSuillellus queletii
Rare en FranceLe bolet de Quélet appartient au même trio que le bolet blafard et le bolet à pied rouge : des bolets à pores rouge orangé, à chair bleuissante, TOXIQUES CRUS et qui exigent une cuisson longue et complète.
Saison, mai → octobre
Comestible bien cuit uniquementSuillus luteus
Le bolet jaune doit son nom à ses pores et à sa chair, pas à son chapeau : celui-ci est en réalité brun chocolat à brun rougeâtre, visqueux et brillant par temps humide.
Saison, août → décembre
Comestible bien cuit uniquementSuillus bovinus
Le bolet des bouviers doit son nom à l'histoire plus qu'au goût : au Moyen Âge, on le laissait aux bouviers pendant que les tables plus riches préféraient d'autres champignons.
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementSuillus grevillei
Le bolet élégant se reconnaît autant à l'arbre qu'il a sous les pieds qu'à son chapeau : c'est un bolet strictement inféodé au mélèze, qui ne pousse pratiquement jamais ailleurs (de très rares stations sous Douglas exceptées).
Saison, juin → novembre
Comestible bien cuit uniquementLeccinum aurantiacum
Le bolet orangé est le Leccinum des chênaies : un chapeau orange vif à rouge brique posé sur un pied trapu hérissé de mèches qui passent du blanc au roux puis au noir avec l'âge.
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementXerocomus subtomentosus
Le bolet subtomenteux doit son nom à son chapeau sec et FEUTRÉ, comme recouvert de daim, qui se craquelle en petites plaques par temps sec. Très commun de juillet à novembre sous les feuillus, il est souvent récolté par…
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementSuillellus luridus
Le bolet blafard affiche un chapeau à la couleur étonnamment variable, du jaunâtre au brun olivâtre en passant par le rose ocré ou le rouge, mais c'est son pied qui ne trompe pas : un RÉSEAU rouge-vineux en relief,…
Saison, juin → septembre
Excellent comestibleCantharellus cibarius
Première grande comestible de l'année après les morilles, la girolle sort dès juin avec les orages d'été et donne jusqu'aux premières gelées, en octobre-novembre.
Saison, juin → novembre
Bon comestibleCraterellus cinereus
La chanterelle cendrée est la cousine sombre et moins connue de la trompette-de-la-mort, avec qui elle pousse souvent mélangée dans les mêmes châtaigneraies et chênaies calcaires ; classée ici en Cantharellacées comme…
Saison, août → novembre
Bon comestibleCantharellus pallens
La girolle blanche est la cousine pâle de la girolle classique : même silhouette en entonnoir, mêmes plis décurrents sous le chapeau, mais une couleur nettement plus claire, presque blanche et pruineuse chez les jeunes sujets, qui jaunit avec l'âge.
Saison, mai → octobre
Bon comestibleAgaricus campestris
Cousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et…
Saison, août → novembre
Bon comestibleMarasmius oreades
Le faux mousseron est le champignon des pelouses, celui qu'on ramasse en famille sans quitter le village. Il pousse en arcs de cercle qui reviennent aux mêmes endroits pendant des décennies, sèche sur pied sans pourrir…
Saison, mai → novembre
Bon comestibleClitopilus prunulus
Le meunier est le champignon que les vieux cueilleurs regardent sans le ramasser : sa présence annonce les cèpes. Il pousse sur le même réseau mycorhizien et sort trois à dix jours avant eux, si bien qu'un meunier repéré en août vaut une place notée sur la carte.
Saison, juillet → novembre
Bon comestibleAgaricus arvensis
L'agaric des jachères doit son surnom de boule-de-neige à ses jeunes chapeaux blancs et parfaitement ronds, qui poussent en prairie comme ceux du rosé des prés, son proche cousin.
Saison, juin → novembre
Excellent comestibleAmanita caesarea
L'oronge est le seul champignon dont l'Antiquité a fait un plat impérial, et sa réputation n'a pas faibli. Elle sort d'un œuf blanc qui s'ouvre sur un chapeau orange lisse, et sa chair douce se mange crue.
Saison, juin → septembre
Excellent comestibleRussula cyanoxantha
Les russules sont ce tapis de chapeaux colorés que tout le monde piétine en cherchant des cèpes, et la charbonnière est celle qui mérite le détour. Son chapeau panaché de violet, de vert-de-gris et d'olivâtre est…
Saison, juin → novembre
Excellent comestibleRussula virescens
La russule verdoyante est la plus reconnaissable des russules et, pour beaucoup de mycologues, la meilleure. Son chapeau vert-de-gris est couvert d'un réseau de CRAQUELURES en petites plaques, comme une peinture séchée…
Saison, juillet → octobre
Comestible bien cuit uniquementFistulina hepatica
La langue de bœuf est ce champignon rouge sang, en forme de langue ou de foie, qui pousse à même l'écorce des vieux chênes en fin d'été. Aucune autre espèce française n'a cette allure ni cette texture : une chair rouge…
Saison, août → novembre
Comestible bien cuit uniquementAmanita rubescens
La golmotte est un cas particulier dans ce guide : un bon comestible traditionnel, très répandu, que nous documentons surtout pour que personne ne la ramasse à la légère.
Saison, juin → novembre
Comestible bien cuit uniquementChlorophyllum rhacodes
La lépiote déguenillée est la grande sœur mal-aimée de la coulemelle, et elle mérite une fiche pour deux raisons opposées. D'abord parce qu'on la ramasse par erreur en croyant tenir une coulemelle : même silhouette de parasol, même taille imposante, mêmes écailles brunes.
Saison, août → novembre
Bon comestibleCoprinus comatus
Le coprin chevelu est le champignon du bord de route, celui qu'on repère depuis la voiture : un fuseau blanc dressé de quinze centimètres, couvert de mèches retroussées comme une chevelure.
Saison, mai → décembre
Comestible bien cuit uniquementLaetiporus sulphureus
Impossible à manquer : une cascade de consoles jaune soufre et orange sur un tronc, parfois plusieurs kilos, visible à cinquante mètres. Le polypore soufré est le champignon qui étonne les promeneurs du printemps, et sa…
Saison, mai → septembre
Comestible bien cuit uniquementAmanita crocea
L'amanite safran (Amanita crocea) est comestible à une condition stricte : bien cuite, jamais crue. C'est aussi une espèce à réserver aux cueilleurs confirmés, car elle appartient au genre qui compte l'amanite phalloïde, mortelle.
Saison, mai → novembre
Comestible bien cuit uniquementGymnopus dryophilus
La collybie des chênes est l'un des champignons les plus banals de la litière forestière française : ses petits chapeaux orangé roussâtre, qui pâlissent en crème dès qu'ils sèchent, poussent en troupes du printemps aux premières neiges, surtout sous les feuillus.
Saison, avril → décembre
Bon comestibleCortinarius praestans
Le cortinaire remarquable est le géant du genre Cortinarius : un chapeau brun vineux qui peut atteindre 20 cm, porté par un pied trapu et bulbeux, sous les chênes et les frênes des sols calcaires.
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementLeucoagaricus leucothites
La lépiote pudique doit son nom à sa discrétion : un chapeau tout blanc, rond et charnu, qui pousse dans l'herbe des prairies et des pelouses, jamais en forêt. C'est un comestible correct pour qui sait la reconnaître,…
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementLactarius salmonicolor
Le lactaire saumoné est le sosie montagnard du lactaire délicieux : même silhouette en entonnoir, même lait orange, mais UNIQUEMENT sous sapins, jamais sous pins.
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementCoprinellus micaceus
Le coprin micacé est le petit coprin des souches urbaines et forestières : une touffe serrée de chapeaux ocre roussâtre, semés de fins grains blanchâtres façon mica quand ils sont jeunes, qui jaillit du bois mort du printemps au début de l'hiver.
Saison, mars → décembre
Comestible bien cuit uniquementAleuria aurantia
La pézize orangée doit son nom à sa forme et à sa couleur : une coupe orange vif, sans le moindre pied, qui s'aplatit en vieillissant en un disque irrégulier aux bords lobés, semblable à des pelures d'orange éparpillées sur un chemin de terre.
Saison, juin → novembre
Bon comestibleLaccaria laccata
Le laccaire laqué est le jumeau orangé du laccaire améthyste : même genre, même silhouette grêle à lames épaisses et très espacées, mais teinté de brun-rouge à ocre orangé plutôt que de violet.
Saison, juillet → novembre
Comestible bien cuit uniquementPluteus cervinus
La plutée couleur de cerf est le champignon-signal du bois mort : chapeau brun terne et pied blanc, elle colonise souches et troncs pourrissants du printemps à la fin de l'automne.
Saison, mars → novembre
Bon comestibleLycoperdon perlatum
La vesse-de-loup perlée est une boule blanc crème hérissée de petites pointes coniques, sans chapeau ni pied bien distincts, très commune sur le sol des bois de France de juin aux premières gelées.
Saison, juin → novembre
Bon comestibleGrifola frondosa
Le polypore en touffes forme, au pied des vieux chênes et châtaigniers, une rosette de dizaines de petits chapeaux gris-brun soudés sur un tronc commun très court : une masse qui peut atteindre 50 cm de diamètre et peser plusieurs dizaines de kilos.
Saison, août → novembre
Comestible bien cuit uniquementCerioporus squamosus
Le polypore écailleux est l'un des plus gros champignons qu'on croise au printemps sans même le chercher : de larges éventails jaune ocre à grosses écailles brunes, étagés sur une plaie de tronc de feuillu, parfois visibles à dix mètres.
Saison, avril → septembre
Non comestibleFomes fomentarius
L'amadouvier est ce champignon gris en forme de sabot de cheval que tout promeneur a croisé sur un tronc de hêtre sans jamais le nommer : une console dure et zonée, fixée au bois toute l'année, qui grossit plusieurs années de suite sur le même arbre.
Saison, janvier → décembre
Non comestibleTrametes versicolor
La tramète versicolore est l'un des champignons les plus communs de toutes les forêts françaises : de petites consoles minces en éventail, zonées de bandes concentriques grises, brunes et parfois bleutées, soudées par…
Saison, janvier → décembre
Non comestiblePhallus impudicus
Le satyre puant se signale par l'odorat avant la vue : sa gléba vert olive dégage, en quelques heures, une odeur de charogne perceptible à plusieurs mètres, produite par deux composés soufrés qui attirent les insectes chargés de disperser ses spores.
Saison, mai → novembre
Non comestibleClathrus ruber
Le clathre rouge est le champignon qu'on ne devine jamais avant de l'avoir vu : une cage rouge à rose corail, aux mailles ajourées, posée dans la végétation comme un objet égaré, qui se déploie à partir d'un « œuf » blanchâtre à demi enterré.
Saison, mai → octobre
Non comestibleHygrophoropsis aurantiaca
La fausse girolle est le sosie classique de la girolle sous les conifères : de loin, la même gamme orangée, mais ni le parfum ni la chair ferme. On ne lui connaît pas de toxicité grave et elle est sans intérêt culinaire,…
Saison, août → novembre
MORTELAmanita phalloides
L'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches.
Saison, juillet → octobre
MORTELAmanita virosa
Rare en FranceL'amanite vireuse est la version montagnarde de la phalloïde, avec la même toxine et le même pronostic, mais un piège différent : elle est entièrement BLANCHE. Là où la phalloïde se trahit par sa teinte verte olivâtre,…
Saison, août → octobre
MORTELLepiota brunneoincarnata
C'est la responsable la plus fréquente des intoxications mortelles par confusion avec la coulemelle. Elle en a la silhouette (chapeau écailleux, anneau, lames blanches) mais en modèle réduit : dix centimètres au grand maximum, souvent cinq.
Saison, août → novembre
MORTELCortinarius orellanus
Le cortinaire des montagnes est le champignon qui a fait comprendre qu'un repas peut tuer trois semaines plus tard. Sa toxine détruit les reins sans que rien n'alerte pendant des jours, et aucun antidote n'existe.
Saison, août → novembre
MORTELCortinarius rubellus
Rare en FranceLe cortinaire couleur de rocou est le pendant montagnard et résineux du cortinaire des montagnes : même toxine, même délai, même issue rénale. Sa fiche existe pour une raison précise : les deux espèces sont si proches…
Saison, août → novembre
MORTELGalerina marginata
La galère marginée est la démonstration qu'un champignon mortel n'a pas besoin d'être gros ni spectaculaire. C'est un petit champignon brun-miel banal, en touffes sur une souche, exactement ce que personne ne regarde.
Saison, avril → décembre
ToxiqueRubroboletus satanas
Disons-le d'emblée, parce que c'est la question que tout le monde se pose : non, le bolet de Satan n'est pas mortel chez un adulte en bonne santé, mais il n'est pas comestible pour autant.
Saison, juillet → octobre
ToxiqueTylopilus felleus
Le bolet amer est le sosie du cèpe le plus fréquent de France, et le plus frustrant. Il a la même silhouette trapue, la même couleur noisette, il pousse dans les mêmes bois à la même saison, et il n'est pas dangereux : c'est ce qui le rend traître.
Saison, juillet → novembre
ToxiqueCaloboletus calopus
Le bolet à beau pied porte bien son nom : son pied jaune citron lavé de rouge carmin à la base est l'un des plus élégants du genre, et c'est aussi ce qui le fait ramasser.
Saison, juillet → octobre
ToxiqueAmanita muscaria
C'est le champignon de l'imagerie enfantine, et le paradoxe est là : tout le monde sait le nommer, presque personne ne sait ce qui le rend dangereux ni avec quoi on le confond réellement.
Saison, août → novembre
ToxiqueAmanita pantherina
L'amanite panthère est la confusion la plus fréquente de l'amanite rougissante, la golmotte, ce comestible que beaucoup de familles ramassent depuis des générations.
Saison, juillet → novembre
ToxiqueAmanita spissa
L'amanite épaisse est le troisième terme d'un trio que les cueilleurs français rencontrent constamment sans toujours le savoir : golmotte, panthère, épaisse. Toutes trois ont un chapeau brunâtre floconné de blanc, la même taille et les mêmes bois.
Saison, juin → novembre
ToxiqueAmanita citrina
L'amanite citrine est la meilleure fiche d'entraînement du guide, et elle mérite d'être lue avant toute sortie d'automne. Elle est très commune, elle est pâle (jaune citron ou carrément blanche dans sa forme alba), elle…
Saison, août → novembre
ToxiqueEntoloma lividum
Surnommé « le perfide », l'entolome livide est un champignon massif, charnu et d'apparence saine, qui ressemble à trois comestibles à la fois : au meunier, au clitocybe nébuleux et, pour un œil pressé, à un gros tricholome.
Saison, août → novembre
ToxiqueTricholoma pardinum
Le tricholome tigré est un champignon massif, gris, charnu et d'aspect appétissant, qui pousse là où l'on cherche les bons tricholomes de montagne. Sa réputation vient de son mode d'action : il ne tue pas, mais il vide…
Saison, août → novembre
ToxiqueKuehneromyces mutabilis
La pholiote changeante illustre mieux que toute autre fiche pourquoi ce guide refuse parfois un comestible. C'est un bon champignon, cultivé et vendu en Allemagne et en Europe de l'Est sous le nom de Stockschwämmchen.
Saison, avril → novembre
ToxiqueHypholoma fasciculare
L'hypholome en touffes est le champignon que tout le monde voit et que personne ne nomme : ces touffes jaune vif serrées sur une vieille souche, présentes du printemps aux gelées, dans toutes les forêts de France.
Saison, mai → décembre
ToxiquePaxillus involutus
Le paxille enroulé est la meilleure leçon de mycologie moderne : il a figuré pendant des décennies dans les livres comme comestible après cuisson, il était vendu sur les marchés d'Europe centrale, et il est aujourd'hui classé toxique mortel.
Saison, juillet → novembre
ToxiqueClitocybe dealbata
Le clitocybe blanc est responsable d'une bonne part des intoxications de prairie en France, et pour une raison qui n'a rien de mycologique : il pousse mêlé au faux mousseron, dans le même rond, le même jour, et le cueilleur qui remplit son sac à la poignée l'emporte sans le voir.
Saison, août → décembre
ToxiqueRussula emetica
La russule émétique est la russule que tout le monde a vue : ce chapeau rouge vif laqué, presque artificiel, posé sur un pied blanc dans la mousse. Elle est toxique sans être grave, et c'est justement ce qui en fait la meilleure fiche d'apprentissage du guide.
Saison, juillet → novembre
ToxiqueLactarius torminosus
Le lactaire à toison est le piège rose des boulaies. Son chapeau abricot à rose saumon, orné de zones concentriques plus foncées, ressemble suffisamment à un lactaire délicieux pour être ramassé par un cueilleur pressé,…
Saison, août → novembre
ToxiqueChlorophyllum molybdites
Rare en FranceLa lépiote de Morgan est une nouveauté désagréable du Sud de la France. Elle ressemble à une coulemelle (grande, blanche, écailleuse, avec un anneau coulissant) et elle pousse dans les pelouses irriguées des parcs et des…
Saison, juillet → novembre
ToxiqueAgaricus xanthodermus
C'est le faux ami du ramasseur de rosés : même allure blanche et charnue, mêmes prairies, même saison. Il ne tue pas, mais il gâche un repas et envoie régulièrement des gens aux urgences, et il représente à lui seul une part énorme des appels aux centres antipoison.
Saison, juin → novembre
ToxiqueSuillus granulatus
Le bolet granulé doit son nom aux fines granulations qui couvrent le sommet de son pied, le critère qui permet de l'identifier une fois qu'on sait où regarder. Il pousse exclusivement sous les pins, souvent en nombre, du…
Saison, mars → novembre
ToxiqueCaloboletus radicans
Le bolet radicant est un gros bolet trapu à l'allure de cèpe, mais à la chair amère et franchement bleuissante, qui pousse sous les chênes des lisières chaudes et calcaires.
Saison, juillet → octobre
ToxiqueCoprinopsis picacea
Rare en FranceLe coprin pie doit son nom à la tigrure noire et blanche de son chapeau : un fond brun-noir constellé de plaques blanches qui se déchirent comme un plumage, porté par un long pied blanc et élancé, sans anneau.
Saison, août → octobre
ToxiqueScleroderma citrinum
Le scléroderme commun (ou scléroderme orangé) est une boule brun-jaune à écorce épaisse et grossièrement squameuse, posée à même le sol des bois de la fin de l'été à l'automne, dans presque toute la France.
Saison, août → novembre
ToxiqueCoprinopsis atramentaria
Le coprin noir d'encre ne pose aucun problème à la cueillette ni dans l'assiette : c'est au verre suivant qu'il devient dangereux. Sa coprine bloque une enzyme du foie et déclenche, à la moindre goutte d'alcool prise le…
Saison, juin → novembre
ToxiqueRamaria aurea
Rare en FranceLa clavaire dorée forme une touffe corallienne jaune d'or dressée au pied des hêtres, rare en France : MycoDB ne l'a pas revue en Anjou depuis 1970. Elle appartient au genre Ramaria, qui compte des espèces réellement…
Saison, août → novembre
ToxiqueMycena pura
La mycène pure est un petit champignon rose lilas très commun dans la litière, de juin à novembre, sous feuillus comme sous conifères. Toxique (elle contient de la muscarine), elle se distingue de tous ses sosies…
Saison, juin → novembre
ToxiqueHelvella crispa
L'helvelle crépue est un pari perdu d'avance pour qui se fie à son surnom traditionnel de « morille d'automne » : ce n'est pas une morille, et sa consommation ancienne en France et en Italie, après une longue cuisson,…
Saison, août → novembre

27,69 € (relevé le 16/09/2026)
Les meilleures pousses arrivent dans les fonds humides quatre jours après la pluie, là où les chaussures de randonnée prennent l'eau. La botte de pluie classique, sans doublure ni gadget : elle se rince au tuyau et se remet le lendemain.

44,99 € (relevé le 16/09/2026)
Sert d'abord à écarter fougères et ronces sans se baisser : on repère deux fois plus de chapeaux à la même vitesse de marche. Télescopique, il tient dans le sac le temps du trajet.

22,99 € (relevé le 16/09/2026)
De septembre à février, la forêt est partagée avec les battues. Le gilet orange n'est pas une précaution excessive, c'est la base. Ample, il passe par-dessus la veste de pluie.

18,99 € (relevé le 16/09/2026)
Le GPS du téléphone et le froid vident une charge en une matinée. Sans batterie, plus de carte, plus de photos, plus d'appel en cas de pépin. Celle-ci pèse 200 g et recharge un téléphone deux fois.
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