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En bref
Bolet radicant (Caloboletus radicans) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de juillet à octobre.
Le bolet radicant est un gros bolet trapu à l'allure de cèpe, mais à la chair amère et franchement bleuissante, qui pousse sous les chênes des lisières chaudes et calcaires.
Chair amère et à l'odeur désagréable, que la cuisson n'améliore pas. Une étude suisse sur les circonstances et les intoxications aux champignons (Schenk-Jaeger et al., 2012, European Journal of Internal Medicine) rapporte des vomissements répétés et des diarrhées sanglantes chez des consommateurs. Comme les autres bolets amers de son genre, il figure en espèce à laisser strictement de côté.
Le bolet radicant est un gros bolet trapu à l'allure de cèpe, mais à la chair amère et franchement bleuissante, qui pousse sous les chênes des lisières chaudes et calcaires. Son nom vient de la base de son pied, qui s'amincit en pointe comme une racine (« radicant ») ; cette variabilité de forme lui a valu près d'une trentaine de noms scientifiques différents au fil des descriptions, dont Boletus radicans et Boletus albidus, avant que la génétique ne réunisse tout ce monde en une seule espèce sous le nom Caloboletus radicans. Il n'a rien d'un poison violent, mais une étude suisse sur les intoxications aux champignons rapporte des vomissements et des diarrhées sanglantes chez des consommateurs : assez pour le classer, comme le bolet à beau pied et le bolet amer, parmi les bolets clairs à laisser strictement au bois.

Sous feuillus thermophiles, surtout des chênaies claires sur sol calcaire à neutre, en lisière et sur les coteaux bien exposés, à basse altitude.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Thermophile et calcicole : plus fréquent sous les chênaies claires des coteaux calcaires bien exposés, surtout dans la moitié sud. Se raréfie sur sols acides et vers le nord de son aire, où il se cantonne aux versants les plus chauds.
Confusion toxique
Même genre, même chair amère et bleuissante : sans grande importance pratique, les deux se laissent. Le critère qui tranche est la couleur du pied : nettement teinté de ROUGE CARMIN chez le beau pied, jaune avec une base à peine rosée chez le radicant, dont le réseau très fin peut passer inaperçu. Le beau pied pousse plutôt sur sol acide, le radicant sur calcaire.
Confusion toxique
C'est le piège du gros bolet pâle : par la taille et la silhouette, le radicant peut faire illusion de loin. Mais son chapeau reste blanchâtre à gris beige et MAT, jamais le brun luisant « croûte de pain » du cèpe ; ses tubes et sa chair BLEUISSENT nettement, quand ceux du cèpe restent blancs et immuables ; et sa saveur est franchement amère contre le goût doux de noisette du cèpe.
Confusion toxique
Les deux bleuissent fortement au toucher, c'est justement ce qui prête à confusion. Le bolet bleuissant a un chapeau clair, crème à beige, et surtout un pied lisse, SANS réseau, creux à maturité. Le radicant garde des tons jaunes sur les tubes et le haut du pied, et un réseau fin, même discret, sur le pied.
Le coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.

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Pores ou lames, anneau, réseau sur le pied, bleuissement à la coupe : les critères qui séparent un cèpe d'un bolet de Satan se voient mieux à la loupe qu'à l'œil nu, surtout sous couvert sombre. Six euros et dix grammes.
Vous savez à quoi ressemble bolet radicant. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
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