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En bref
Lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes) : comestible bien cuit uniquement.
Saison d'août à novembre.
La lépiote déguenillée est la grande sœur mal-aimée de la coulemelle, et elle mérite une fiche pour deux raisons opposées.
Comestible bien cuite pour la plupart des gens, mais NETTEMENT moins sûre que la coulemelle : elle est mal tolérée par une fraction non négligeable des consommateurs (troubles digestifs), toxique crue, et elle concentre volontiers les métaux lourds des sols remaniés où elle pousse : bords de route, remblais, composts, parcs urbains. Champiscope conseille de s'en tenir à la coulemelle, qui pousse aux mêmes saisons sans ces réserves.
La lépiote déguenillée est la grande sœur mal-aimée de la coulemelle, et elle mérite une fiche pour deux raisons opposées. D'abord parce qu'on la ramasse par erreur en croyant tenir une coulemelle : même silhouette de parasol, même taille imposante, mêmes écailles brunes. Ensuite parce que sa distinction est simple et qu'elle vaut d'être apprise : sa chair ROUGIT franchement à la coupe, sa surface est déchiquetée en gros lambeaux retroussés (les « guenilles »), et son pied est LISSE au lieu d'être chiné comme une peau de serpent. Elle n'est pas dangereuse, mais elle est décevante et parfois mal tolérée, et le vrai gain de cette fiche est ailleurs : la même vigilance protège de la lépiote brun-incarnat, elle mortelle.

Sols riches et remaniés : composts, remblais, parcs, jardins, lisières de plantations, bords de chemins. Souvent en groupes ou en ronds.
Commun
Présent partout en France, à trouver chaque année sans difficulté.
Répandue dans toute la France, mais dans des milieux souvent peu appétissants : tas de compost, remblais, bords de chemins, parcs, plantations de conifères et jardins. C'est un champignon de sols riches et perturbés plus que de forêt.
Confusion sans gravité
La coulemelle est meilleure et plus sûre : son pied est nettement CHINÉ comme une peau de SERPENT (zébrures brunes en réseau), sa chair est BLANCHE et IMMUABLE ou à peine rosée, ses écailles sont plus fines et régulières, et elle dépasse souvent 25 cm. La déguenillée a un pied lisse et une chair qui rougit en orange.
Confusion MORTELLE
Mortelle, aux toxines de l'amanite phalloïde. Elle est PETITE (moins de 10 cm) avec un anneau FIXE qui ne coulisse pas et un pied court chiné de brun-rosé. La règle des 15 cm protège : aucune lépiote de moins de 15 cm ne va au panier, ni déguenillée ni autre.
Confusion toxique
Rare en France mais en progression dans le Midi. Ses lames virent au VERT GRISÂTRE à maturité (sporée verte), un caractère unique. Toute lame verdissante condamne la récolte.
Toujours bien cuite, jamais crue. Chapeaux panés ou poêlés longuement, comme une coulemelle mais avec moins de finesse. Les pieds sont fibreux et se jettent.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Vous savez à quoi ressemble lépiote déguenillée. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier.
Voir sur AmazonLes spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique, la récolte tient jusqu'à la maison.
Voir sur AmazonPour aller plus loin que cette fiche : variations de forme, sosies régionaux et recettes propres à cette espèce.
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Bon comestibleHaute sur pied avec son chapeau en parasol, la coulemelle est un classique des lisières de septembre. C'est un bon comestible, mais c'est aussi l'espèce qui cause le plus d'accidents graves chez les débutants, non pour elle-même, mais parce que de PETITES lépiotes mortelles lui ressemblent. La règle est simple et non négociable : on ne ramasse jamais une lépiote dont le chapeau fait moins de 15 cm de diamètre.
MORTELC'est la responsable la plus fréquente des intoxications mortelles par confusion avec la coulemelle. Elle en a la silhouette (chapeau écailleux, anneau, lames blanches) mais en modèle réduit : dix centimètres au grand maximum, souvent cinq. Chaque automne, des familles ramassent « des petites coulemelles » sur une pelouse et se retrouvent en réanimation hépatique. La règle qui protège est arithmétique, pas mycologique : une lépiote de moins de 15 cm de chapeau ne se cueille jamais, quelle qu'elle soit.
ToxiqueLa lépiote de Morgan est une nouveauté désagréable du Sud de la France. Elle ressemble à une coulemelle (grande, blanche, écailleuse, avec un anneau coulissant) et elle pousse dans les pelouses irriguées des parcs et des golfs méditerranéens, là où un promeneur ne s'attend pas à croiser un toxique majeur. Elle possède un caractère unique dans toute la mycologie européenne : ses lames virent au VERT GRISÂTRE en vieillissant, parce que sa sporée est verte. Aucun autre champignon comparable de France ne fait ça. Ce détail suffit à trancher, mais il est TARDIF : sur un exemplaire jeune, les lames sont encore blanches, et c'est là que les paniers se remplissent.
Bon comestibleCousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et fermé, il peut ressembler à une jeune amanite phalloïde ou à une amanite blanche, la vérification des lames et de la base du pied est obligatoire à CHAQUE spécimen.