Chargement…
Syndrome muscarinien : en 15 minutes à 2 heures, sueurs profuses, salivation et larmoiement, myosis, vomissements, chute de tension et ralentissement cardiaque. Rarement mortel chez l'adulte sain, mais impressionnant et parfois grave chez la personne âgée ou cardiaque. Il existe un traitement (atropine), ce qui rend l'appel au 15 d'autant plus utile.
Le clitocybe blanc est responsable d'une bonne part des intoxications de prairie en France, et pour une raison qui n'a rien de mycologique : il pousse mêlé au faux mousseron, dans le même rond, le même jour, et le cueilleur qui remplit son sac à la poignée l'emporte sans le voir. Il est petit, terne, sans caractère marquant — c'est précisément ce qui le rend dangereux. On ne le reconnaît pas d'un coup d'œil de loin, on le trie pièce par pièce sur trois critères : le blanc givré du chapeau, les lames serrées qui descendent sur le pied, et le pied qui casse net.

Prairies, pelouses, gazons, bords de chemins et parcs, en groupes, en arcs et en ronds. Exactement les milieux du faux mousseron et du rosé des prés.
Commun
Présent partout en France, à trouver chaque année sans difficulté.
Banal dans toutes les pelouses, prairies et gazons de France, et — c'est tout le problème — dans les MÊMES ronds que le faux mousseron, souvent mêlé à lui, à la même saison.
Confusion toxique
La confusion à connaître par cœur. Mousseron : chapeau BEIGE à MAMELON obtus, lames CRÈME ESPACÉES et libres, pied ÉLASTIQUE qu'on peut nouer, odeur d'AMANDE. Clitocybe blanc : chapeau BLANC givré en entonnoir sans mamelon, lames blanches SERRÉES DÉCURRENTES, pied CASSANT, odeur farineuse. Le test du pied plié est le plus rapide sur le terrain.
Confusion toxique
Le rosé a des lames ROSES puis BRUNES et un anneau sur le pied. Le clitocybe blanc a des lames blanches immuables et aucun anneau. Toute lame restant blanche dans une récolte de rosés est à écarter.
Confusion toxique
C. rivulosa est aussi toxique et se distingue à peine : mêmes précautions. Le clitocybe anisé, verdâtre et à forte odeur d'anis, est comestible mais sans intérêt. En pratique, aucun petit clitocybe de prairie ne va au panier.
Le coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page — c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
Voir sur AmazonLe cran au-dessus du guide photo : on descend critère par critère au lieu de chercher la ressemblance, seule méthode fiable sur les genres difficiles.
Voir sur AmazonLa couleur de la sporée tranche des confusions que rien d'autre ne tranche. Une nuit sous un bol, moitié papier noir, moitié blanc.
Voir sur AmazonLes espèces et les sosies ne sont pas les mêmes dans les Landes et dans les Vosges. Un guide régional élimine la moitié du bruit.
Voir sur Amazon
Excellent comestibleLe cèpe de Bordeaux est le champignon le plus recherché de France. Il fructifie par « pousses » spectaculaires 8 à 12 jours après un épisode pluvieux suivi de douceur, de la fin de l'été aux premières gelées. Mycorhizien, il vit associé aux racines de son arbre hôte : un bon coin à cèpes reste productif des décennies tant que la forêt ne change pas — d'où le secret farouche qui entoure les meilleures places.
Excellent comestibleLe cèpe d'été ouvre la saison des « gros pieds » : dès la fin mai les bonnes années, il répond aux orages là où le cèpe de Bordeaux attendra septembre. Très proche de son cousin en qualité, il s'en distingue par un chapeau mat et sec (jamais luisant), une chair plus tendre et un réseau qui couvre presque tout le pied. Défaut connu : véreux plus vite que tout autre cèpe — le contrôle sur coupe est systématique.
Excellent comestibleLe bronzé est le cèpe des cueilleurs du Sud, et celui que les autres leur envient. Son chapeau brun très sombre, presque noir et finement velouté, se confond avec la litière au point qu'on le trouve souvent du pied avant de le voir. Il partage tous les caractères rassurants du genre — tubes blancs, chair blanche immuable, pas de rouge sur le pied — ce qui le rend aussi sûr que ses cousins. Sa seule difficulté est géographique : au nord de la Loire, ce que l'on prend pour un bronzé est presque toujours un cèpe de Bordeaux à chapeau foncé.
Excellent comestibleLe cèpe des pins complète le quatuor des grands cèpes français, aux côtés du Bordeaux, de l'été et du bronzé. On le reconnaît à sa teinte : son chapeau tire franchement sur le ROUGE BRIQUE ou l'acajou, là où les autres restent bruns, et son pied trapu se teinte de rougeâtre. C'est le plus montagnard et le plus tardif des quatre — il donne encore en novembre dans les pessières, quand les chênaies de plaine sont vides. Il partage tous les caractères rassurants du groupe : tubes blancs puis jaunes, chair blanche immuable, pas un gramme de rouge sur les tubes ni de bleuissement.