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En bref
Clavaire dorée (Ramaria aurea) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison d'août à novembre.
La clavaire dorée forme une touffe corallienne jaune d'or dressée au pied des hêtres, rare en France : MycoDB ne l'a pas revue en Anjou depuis 1970.
Déconseillée aux cueilleurs non confirmés : confusion possible avec la clavaire jolie (Ramaria formosa), toxique, difficile à séparer sans regarder attentivement la couleur des rameaux. Aucune source ne documente de toxicité sévère propre à la clavaire dorée elle-même : MycoDB la classe « sans intérêt », et Wikipédia précise qu'elle est « considérée comme un piètre comestible, notamment à cause de son effet purgatif, et de sa saveur n'ayant rien d'exceptionnel ». Le genre Ramaria comprend plusieurs espèces laxatives ou toxiques que seul un examen attentif permet de séparer avec certitude : à défaut, s'abstenir.
La clavaire dorée forme une touffe corallienne jaune d'or dressée au pied des hêtres, rare en France : MycoDB ne l'a pas revue en Anjou depuis 1970. Elle appartient au genre Ramaria, qui compte des espèces réellement toxiques, à commencer par la clavaire jolie (Ramaria formosa), difficile à séparer sans regarder attentivement la couleur des rameaux. Elle n'a de toute façon aucun intérêt en cuisine : MycoDB la classe « sans intérêt » et Wikipédia lui reconnaît un effet purgatif. Le nom « clavaire dorée » est aussi couramment donné, à tort, à une tout autre espèce bien plus commune des sapinières de montagne, Ramaria largentii : la confondre avec elle n'est pas dangereux, mais ce n'est pas la même espèce.

Au sol, en touffe, dans les forêts de feuillus, presque toujours sous les hêtres.
Rare
Peu de chances d'en trouver : plusieurs saisons de recherche.
Rare, et non revue en Anjou depuis 1970 selon MycoDB. Cherchez-la sous les hêtres, jamais en pessière de montagne : MycoDB précise que les touffes dorées trouvées sous sapin ou épicéa et appelées « clavaire dorée » sont presque toujours une autre espèce, Ramaria largentii, bien plus fréquente. La vraie clavaire dorée, sous hêtre, reste un champignon que la plupart des cueilleurs ne croiseront jamais.
Confusion toxique
Rameaux ROSE SAUMON à rose orangé pâle, jamais chez la clavaire dorée, uniformément JAUNE D'OR ; ramuscules jaune citrin virant au jaune ochracé avec les spores. Chair qui brunit (brun vineux) à la coupe et devient amère aux extrémités, quand celle de la clavaire dorée reste blanche et de saveur douce partout. Toxique : « Purgatif drastique ! A rejeter » selon MycoDB.
Confusion toxique
Le sparassis forme une masse compacte de LANIÈRES PLATES ET ONDULÉES soudées en chou-fleur, crème à ocre, toujours au pied d'un PIN. La clavaire dorée est un buisson de RAMEAUX CYLINDRIQUES DRESSÉS et séparés, jaune d'or, sous HÊTRE. Deux essences différentes, deux silhouettes différentes : la confusion ne tient que de loin.
Confusion toxique
C'est elle, et non la clavaire dorée, qui pousse sous SAPINS et ÉPICÉAS en région montagnarde : MycoDB précise explicitement que les « espèces dorées des pessières de montagne » qu'on appelle « clavaire dorée » sont en réalité presque toujours Ramaria largentii. Une ODEUR DE CAOUTCHOUC OU DE CABINET DENTAIRE, absente chez la clavaire dorée, confirme l'espèce. Sans intérêt culinaire elle aussi, mais aucune toxicité documentée.
Confusion toxique
Chair qui ROUGIT à la coupe ou sous les meurtrissures, quand celle de la clavaire dorée reste blanche et ne change pas de teinte. Pousse indifféremment sous feuillus ou conifères, en terrain calcaire ou siliceux. Sans intérêt culinaire, aucune toxicité documentée.
Le coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.

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La référence des mycologues francophones : 3 000 espèces, des clés de détermination, les confusions traitées espèce par espèce. Trop lourd pour le sac, indispensable sur la table de la cuisine avant de mettre quoi que ce soit à la poêle.

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Le bon premier livre : il apprend à refuser avant d'apprendre à cueillir. Une trentaine d'espèces faciles, et pour chacune le sosie qui envoie aux urgences, photographié côte à côte.

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Pores ou lames, anneau, réseau sur le pied, bleuissement à la coupe : les critères qui séparent un cèpe d'un bolet de Satan se voient mieux à la loupe qu'à l'œil nu, surtout sous couvert sombre. Six euros et dix grammes.
Vous savez à quoi ressemble clavaire dorée. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
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