
Chargement…
En bref
Satyre puant (Phallus impudicus) : non comestible.
Saison de mai à novembre.
Le satyre puant se signale par l'odorat avant la vue : sa gléba vert olive dégage, en quelques heures, une odeur de charogne perceptible à plusieurs mètres, produite par deux composés soufrés qui attirent les insectes chargés de disperser ses spores.
Le champignon adulte n'a aucun intérêt culinaire : sa gléba dégage une odeur de charogne qui interdit tout usage en cuisine. Seul le stade « œuf », débarrassé de sa gélatine, est mangé cru dans certaines traditions d'Extrême-Orient, avec un goût qui rappelle le radis et le raifort. Champiscope déconseille cette pratique : à ce stade, la confusion reste possible avec l'œuf, mortel, de l'amanite phalloïde, même après une coupe de vérification, et aucun goût ne justifie ce risque.
Le satyre puant se signale par l'odorat avant la vue : sa gléba vert olive dégage, en quelques heures, une odeur de charogne perceptible à plusieurs mètres, produite par deux composés soufrés qui attirent les insectes chargés de disperser ses spores. Il n'a aucun intérêt culinaire une fois développé, mais son stade « œuf », blanchâtre et à demi enterré, est le seul risque réel de la fiche : c'est celui-là qu'on peut confondre avec l'œuf, mortel, de l'amanite phalloïde.


Bois de feuillus et de résineux, sur litière riche, bois mort ou terreau, de la fin du printemps à l'automne : on le sent souvent avant de le voir.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
Très commun dans tout l'hémisphère nord, aussi bien sous feuillus que sous résineux.
On le repère souvent à l'odeur avant de le voir : une puanteur de charogne perceptible à plusieurs mètres, en bois de feuillus ou de résineux, de mai à novembre. Il pousse isolé ou en petits groupes sur litière riche, bois mort ou terreau. Ce n'est pas une espèce qu'on cherche pour la cueillir, mais celle qu'on identifie malgré soi, souvent avant même de l'apercevoir.
Confusion MORTELLE
Coupé dans la longueur, l'œuf du satyre puant montre un péridium fin, une épaisse couche gélatineuse transparente, puis une gléba déjà sombre (vert olive à noire) autour d'un cordon blanc central. Coupé de même, l'œuf d'une amanite montre au contraire la silhouette blanche du futur champignon (chapeau, lames, pied) sous son voile, sans couche gélatineuse ni gléba sombre. Au moindre doute sur un « œuf » trouvé sous feuillus, le couper systématiquement en deux avant toute décision, et ne jamais consommer un spécimen non vérifié de cette façon.
Le coin matériel

4,8/5
19,97 €
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse en soies de sanglier au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier. Fabriqué en Savoie, le seul de la sélection qu'on retrouve chez les cueilleurs depuis vingt ans.

29,99 €
Les spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique : la récolte tient jusqu'à la maison. Quarante-sept centimètres, la taille d'une vraie sortie de saison, et une anse qui passe au bras.

4,6/5
15,90 €
Un livre papier reste la référence quand le réseau ne passe plus. Plus de 200 espèces, un critère visuel par page. Le nôtre ne remplace jamais une vérification en pharmacie.
Vous savez à quoi ressemble satyre puant. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Une bonne journée dépasse toujours ce qu'on mange dans la semaine. Séché, le surplus se garde des années et concentre le goût.

44,99 €
Les cèpes et les trompettes séchés se gardent des années et concentrent leur goût. Le four ouvert à 50 °C marche, mais mobilise la cuisine une nuit entière. Cinq plateaux suffisent pour une bonne sortie.

17,49 €
Pour le séché, l'hermétique est non négociable : la moindre humidité résiduelle et tout le bocal moisit d'un coup. Le joint caoutchouc se change, le bocal dure trente ans.

32,59 €
Les champignons rendent leur eau puis doivent saisir : il faut une masse thermique qui ne décroche pas quand la poêlée arrive froide. De la vraie fonte, pas de la fonte d'aluminium à revêtement.
Cette fiche vous a été utile ?
MORTELL'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches.

Le clathre rouge est le champignon qu'on ne devine jamais avant de l'avoir vu : une cage rouge à rose corail, aux mailles ajourées, posée dans la végétation comme un objet égaré, qui se déploie à partir d'un « œuf » blanchâtre à demi enterré.
Bon comestibleLe faux mousseron est le champignon des pelouses, celui qu'on ramasse en famille sans quitter le village. Il pousse en arcs de cercle qui reviennent aux mêmes endroits pendant des décennies, sèche sur pied sans pourrir…
Bon comestibleLe coprin chevelu est le champignon du bord de route, celui qu'on repère depuis la voiture : un fuseau blanc dressé de quinze centimètres, couvert de mèches retroussées comme une chevelure.