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Marasmiacées, aussi appelé marasme des oréades, mousseron d'automne, nymphe des prés

Faux mousseron (Marasmius oreades) : bon comestible.
Saison de mai à novembre.
Le faux mousseron est le champignon des pelouses, celui qu'on ramasse en famille sans quitter le village.
Excellent en cuisine, mais c'est l'espèce comestible qui demande le plus de rigueur de tout ce guide : il pousse dans les mêmes ronds de prairie que le clitocybe blanc, toxique, et l'on récolte les deux en poignées sans les regarder. Les intoxications au mousseron sont presque toujours des récoltes non triées.
Le faux mousseron est le champignon des pelouses, celui qu'on ramasse en famille sans quitter le village. Il pousse en arcs de cercle qui reviennent aux mêmes endroits pendant des décennies, sèche sur pied sans pourrir et repart après la pluie suivante, d'où son nom de marasme, littéralement « qui se dessèche ». Son pied élastique qu'on peut nouer sans le casser et son odeur d'amande amère le rendent facile à mémoriser. Sa difficulté est ailleurs : dans les mêmes ronds poussent des clitocybes blancs toxiques, et un cueilleur qui remplit un sac à la poignée en emporte inévitablement.
Prairies, pelouses, gazons, bords de chemins, terrains de sport et jardins : en ARCS ou en RONDS (les « ronds de sorcière »), du printemps aux gelées, dès qu'il a plu.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
LA confusion mortelle de la prairie (au sens propre du danger, sinon de l'issue) : syndrome muscarinien (sueurs, salivation, troubles cardiaques) en moins d'une heure. Le clitocybe est BLANC pruineux à givré, ses lames sont BLANCHES, SERRÉES et DÉCURRENTES (elles descendent sur le pied), son chapeau se creuse en entonnoir sans mamelon, et son pied est CASSANT. Le mousseron est beige à mamelon, lames crème espacées et libres, pied élastique.
Également muscariniens. Chapeau brun FIBRILLEUX-SOYEUX, souvent fendu radialement, lames devenant BRUN TERREUX à maturité (jamais crème), odeur spermatique désagréable. Toute lame brunissante dans une récolte de mousserons est un signal d'arrêt.
Le réflexe qui règle tous les cas : tester le pied. Élastique et nouable = mousseron. Cassant net = autre chose, et ça sort du panier.
Chapeaux poêlés au beurre, en omelette ou en sauce. Leur parfum d'amande tient bien la cuisson. Ils sèchent parfaitement et se réhydratent en 20 à 30 minutes : c'est l'un des meilleurs champignons à conserver en bocal sec.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus de 4 mois à 1 an en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.

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Vous savez à quoi ressemble faux mousseron. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousUne bonne journée dépasse toujours ce qu'on mange dans la semaine. Séché, le surplus se garde de 4 mois à 1 an et concentre le goût.

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ToxiqueClitocybe dealbata
Le clitocybe blanc est responsable d'une bonne part des intoxications de prairie en France, et pour une raison qui n'a rien de mycologique : il pousse mêlé au faux mousseron, dans le même rond, le même jour, et le cueilleur qui remplit son sac à la poignée l'emporte sans le voir.
Saison, août → décembre
Bon comestibleCoprinus comatus
Le coprin chevelu est le champignon du bord de route, celui qu'on repère depuis la voiture : un fuseau blanc dressé de quinze centimètres, couvert de mèches retroussées comme une chevelure.
Saison, mai → décembre
Comestible bien cuit uniquementAmanita crocea
L'amanite safran (Amanita crocea) est comestible à une condition stricte : bien cuite, jamais crue. C'est aussi une espèce à réserver aux cueilleurs confirmés, car elle appartient au genre qui compte l'amanite phalloïde, mortelle.
Saison, mai → novembre
Comestible bien cuit uniquementGymnopus dryophilus
La collybie des chênes est l'un des champignons les plus banals de la litière forestière française : ses petits chapeaux orangé roussâtre, qui pâlissent en crème dès qu'ils sèchent, poussent en troupes du printemps aux premières neiges, surtout sous les feuillus.
Saison, avril → décembre