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En bref
Lépiote brun-incarnat (Lepiota brunneoincarnata) : oui, mortel, mortel : à ne jamais consommer.
Saison d'août à novembre.
C'est la responsable la plus fréquente des intoxications mortelles par confusion avec la coulemelle.
Amatoxines : les mêmes que l'amanite phalloïde, en concentration comparable. Deux ou trois exemplaires suffisent pour une hépatite fulminante. Les symptômes n'apparaissent qu'après 6 à 24 heures, quand le foie est déjà touché.
C'est la responsable la plus fréquente des intoxications mortelles par confusion avec la coulemelle. Elle en a la silhouette (chapeau écailleux, anneau, lames blanches) mais en modèle réduit : dix centimètres au grand maximum, souvent cinq. Chaque automne, des familles ramassent « des petites coulemelles » sur une pelouse et se retrouvent en réanimation hépatique. La règle qui protège est arithmétique, pas mycologique : une lépiote de moins de 15 cm de chapeau ne se cueille jamais, quelle qu'elle soit.

Milieux ouverts et anthropisés : pelouses, jardins, parcs urbains, bords de haies, terrains vagues, souvent en pleine ville. C'est ce qui la rend dangereuse : elle pousse là où l'on ne cherche pas de champignons.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Liée aux pelouses, parcs et pieds d'arbres urbains, surtout dans la moitié sud. Sa discrétion et sa banalité de milieu font sa dangerosité : on la rencontre là où l'on ne cherche pas de champignons.
Confusion MORTELLE
La coulemelle fait 10 à 30 cm de chapeau, un pied de 20 à 40 cm nettement CHINÉ comme une peau de serpent, et un anneau double COULISSANT que l'on fait glisser du doigt. Les trois critères ensemble, ou on laisse. Une « coulemelle » de 8 cm sur une pelouse de lotissement n'existe pas.
Confusion toxique
Nettement plus grande (10-20 cm), trapue, chair rougissant vivement à la coupe, pied lisse. Simplement indigeste pour beaucoup, mais on n'apprend pas à trier les lépiotes moyennes, on les laisse toutes.
Vous savez à quoi ressemble lépiote brun-incarnat. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Bon comestibleHaute sur pied avec son chapeau en parasol, la coulemelle est un classique des lisières de septembre. C'est un bon comestible, mais c'est aussi l'espèce qui cause le plus d'accidents graves chez les débutants, non pour elle-même, mais parce que de PETITES lépiotes mortelles lui ressemblent. La règle est simple et non négociable : on ne ramasse jamais une lépiote dont le chapeau fait moins de 15 cm de diamètre.
Comestible bien cuit uniquementLa lépiote déguenillée est la grande sœur mal-aimée de la coulemelle, et elle mérite une fiche pour deux raisons opposées. D'abord parce qu'on la ramasse par erreur en croyant tenir une coulemelle : même silhouette de parasol, même taille imposante, mêmes écailles brunes. Ensuite parce que sa distinction est simple et qu'elle vaut d'être apprise : sa chair ROUGIT franchement à la coupe, sa surface est déchiquetée en gros lambeaux retroussés (les « guenilles »), et son pied est LISSE au lieu d'être chiné comme une peau de serpent. Elle n'est pas dangereuse, mais elle est décevante et parfois mal tolérée, et le vrai gain de cette fiche est ailleurs : la même vigilance protège de la lépiote brun-incarnat, elle mortelle.
Bon comestibleCousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et fermé, il peut ressembler à une jeune amanite phalloïde ou à une amanite blanche, la vérification des lames et de la base du pied est obligatoire à CHAQUE spécimen.
Bon comestibleLe coprin chevelu est le champignon du bord de route, celui qu'on repère depuis la voiture : un fuseau blanc dressé de quinze centimètres, couvert de mèches retroussées comme une chevelure. Il n'a aucun sosie dangereux (rien d'autre en France n'a cette silhouette) ce qui en fait l'un des meilleurs champignons pour débuter. Sa difficulté n'est pas l'identification mais le timing : il s'autodigère en quelques heures, transformant ses lames en encre noire, si bien que la fenêtre entre « bon » et « bon à jeter » se compte en demi-journées. Deuxième réserve, celle-là sérieuse : il pousse exactement là où les sols sont pollués, et il accumule.