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En bref
Laccaire laqué (Laccaria laccata) : bon comestible.
Saison de juillet à novembre.
Le laccaire laqué est le jumeau orangé du laccaire améthyste : même genre, même silhouette grêle à lames épaisses et très espacées, mais teinté de brun-rouge à ocre orangé plutôt que de violet.
Bon comestible mais peu charnu : sa chair mince en fait un comestible d'appoint, souvent ramassé en mélange avec des espèces plus charnues plutôt que pour lui-même. Comme le laccaire améthyste, l'espèce est connue pour concentrer le césium 137 du sol : mieux vaut ne pas en abuser en récolte régulière.
Le laccaire laqué est le jumeau orangé du laccaire améthyste : même genre, même silhouette grêle à lames épaisses et très espacées, mais teinté de brun-rouge à ocre orangé plutôt que de violet. Bon comestible malgré une chair mince, il se ramasse surtout en complément d'espèces plus charnues. Sa fiche existe pour une autre raison : les Anglais l'appellent « the deceiver », le trompeur, parce que sa couleur varie énormément avec l'humidité et qu'il pousse dans la même litière que de petits inocybes et cortinaires mortels. Un seul repère tranche dans tous les cas : ses lames, épaisses et espacées, qui se poudrent de blanc en vieillissant et ne virent jamais au rouille ni au brun terreux.

Feuillus et conifères, dans les endroits humides et moussus. Espèce pionnière, qu'on trouve aussi dans les lieux découverts.
Commun
Présent partout en France, à trouver chaque année sans difficulté.
Le laccaire laqué pousse sous feuillus comme sous conifères, dans les endroits humides et moussus, mais aussi en pionnier dans les lieux découverts. Il fructifie de juillet à novembre, souvent en troupes nombreuses, parfois aux côtés de son cousin le laccaire améthyste. Assez commun, il se rencontre sur l'ensemble du territoire français, du littoral à la moyenne montagne.
Confusion sans gravité
Même genre, même silhouette grêle à lames épaisses et espacées, mais une couleur qui ne trompe pas : le laccaire laqué est fauve-orangé à rose chair, l'améthyste violet uniforme du chapeau au pied. Les deux poussent souvent côte à côte, parfois en mélange, et sont comestibles : aucun risque à les confondre.
Confusion MORTELLE
L'inocybe de Patouillard n'est pas orangé lui-même (il est blanchâtre et rougit au froissement), mais il illustre la règle qui protège de tout le genre : les inocybes ont une sporée BRUNE, jamais blanche, des lames qui virent au brun terreux et un chapeau SOYEUX-FIBRILLEUX, souvent fendu, très différent du chapeau lisse et simplement strié du laccaire. Ce sont les petits inocybes roussâtres de la même litière, pas celui-ci, qui prêtent vraiment à confusion de couleur ; la règle des lames et de la sporée s'applique à tout le genre, sans exception.
Confusion MORTELLE
Les cortinaires n'ont jamais les lames blanchâtres à roses du laccaire : elles sont ROUILLE dès la jeunesse, et un voile en toile d'araignée (la CORTINE) relie encore le chapeau au pied chez le sujet jeune. Le cortinaire couleur de rocou est surtout un risque de montagne, sous conifères sur sol acide ; en plaine, ce sont d'autres petits cortinaires roux de la même litière qui posent la même question, avec la même réponse : sporée rouille et cortine interdisent le panier, sporée blanche sans cortine l'autorise.
Confusion sans gravité
Le laccaire laqué a lui-même longtemps porté le nom de Collybia laccata, preuve d'une vraie ressemblance de silhouette. Ses lames ÉPAISSES et TRÈS ESPACÉES, poudrées de blanc par la sporée, sont le repère : la plupart des collybies et marasmes de la litière ont des lames plus fines et plus serrées. Aucune espèce dangereuse dans ce groupe en France, mais mieux vaut les distinguer avant de les mélanger dans le même panier.
Sa chair mince en fait un comestible d'appoint plutôt qu'une pièce maîtresse : on le mélange à des champignons plus charnus (girolles, cèpes), dont il partage parfois les emplacements et prend le parfum, en poêlée ou en persillade. Son goût est comparé à celui du marasme des Oréades, en plus discret.
Sa chair mince se prête mal au séchage ou à la congélation : comme le laccaire améthyste, mieux vaut le cuisiner frais, mélangé à des espèces plus charnues qui compensent sa texture fragile.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Le coin matériel

4,8/5
19,97 €
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse en soies de sanglier au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier. Fabriqué en Savoie, le seul de la sélection qu'on retrouve chez les cueilleurs depuis vingt ans.

29,99 €
Les spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique : la récolte tient jusqu'à la maison. Quarante-sept centimètres, la taille d'une vraie sortie de saison, et une anse qui passe au bras.

4,6/5
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Un livre papier reste la référence quand le réseau ne passe plus. Plus de 200 espèces, un critère visuel par page. Le nôtre ne remplace jamais une vérification en pharmacie.
Vous savez à quoi ressemble laccaire laqué. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Une bonne journée dépasse toujours ce qu'on mange dans la semaine. Séché, le surplus se garde des années et concentre le goût.

44,99 €
Les cèpes et les trompettes séchés se gardent des années et concentrent leur goût. Le four ouvert à 50 °C marche, mais mobilise la cuisine une nuit entière. Cinq plateaux suffisent pour une bonne sortie.

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Pour le séché, l'hermétique est non négociable : la moindre humidité résiduelle et tout le bocal moisit d'un coup. Le joint caoutchouc se change, le bocal dure trente ans.

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Les champignons rendent leur eau puis doivent saisir : il faut une masse thermique qui ne décroche pas quand la poêlée arrive froide. De la vraie fonte, pas de la fonte d'aluminium à revêtement.
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