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En bref
Bolet granulé (Suillus granulatus) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de mars à novembre.
Le bolet granulé doit son nom aux fines granulations qui couvrent le sommet de son pied, le critère qui permet de l'identifier une fois qu'on sait où regarder.
Les sources divergent sur cette espèce. MycoDB la classe « Toxique », en raison des substances laxatives concentrées dans sa cuticule visqueuse, responsables de troubles digestifs signalés y compris à dose modérée. Wikipédia et une étude pharmacologique publiée sur PMC la présentent au contraire comme comestible, sous réserve d'un épluchage systématique et d'une cuisson complète : elle est traditionnellement consommée en Provence sous le nom de « pissacan », et sa vente à l'état frais n'est autorisée en France, depuis 2016, qu'accompagnée d'un avertissement sur la nécessité de la cuire entièrement. Faute de consensus, la position la plus prudente est retenue ici : mieux vaut s'abstenir de la consommer.
Le bolet granulé doit son nom aux fines granulations qui couvrent le sommet de son pied, le critère qui permet de l'identifier une fois qu'on sait où regarder. Il pousse exclusivement sous les pins, souvent en nombre, du printemps à la fin de l'automne, et se reconnaît à trois détails réunis : un chapeau brun roux très visqueux, un pied sans anneau, et de petites gouttelettes qui perlent sur les pores des jeunes sujets par temps humide. Les sources divergent sur sa comestibilité : traditionnellement consommé en Provence sous le nom de « pissacan » après épluchage et cuisson complète, il est classé « toxique » par MycoDB, qui pointe les substances laxatives concentrées dans sa cuticule visqueuse. Faute de consensus, mieux vaut s'abstenir de le consommer.

Exclusivement en mycorhize avec les pins, souvent en nombre, sur sol de préférence calcaire, dans les jeunes plantations, les zones herbeuses et les bords éclaircis.
Commun
Présent partout en France, à trouver chaque année sans difficulté.
Suit les pins partout où l'essence est présente : Landes et littoral atlantique, pinèdes méditerranéennes, plantations de plaine ou de montagne, sur sol de préférence calcaire. Absent des futaies de feuillus purs, comme le bolet jaune et le bolet des bouviers, ses deux plus proches cousins.
Le bolet granulé pousse exclusivement en mycorhize avec les pins (pin sylvestre, pin maritime, pin d'Alep, pin de Monterey...), souvent en nombre, plutôt sur sol calcaire, dans les jeunes plantations et les zones herbeuses ou éclaircies. Cherchez-le du printemps à la fin de l'automne, partout où l'arbre est présent : Landes et littoral atlantique, pinèdes méditerranéennes, plantations de plaine ou de montagne. Il est absent des futaies de feuillus purs, comme toutes les espèces inféodées au pin.
Confusion toxique
Le bolet jaune porte un ANNEAU membraneux net sur le pied, blanc dessus et brun violacé dessous ; le bolet granulé n'en a jamais, seulement de fines granulations au sommet du pied. Regarder le pied intact avant de le couper suffit à trancher : le bolet jaune est un comestible classique bien cuit, le bolet granulé est classé toxique.
Confusion toxique
Ni l'un ni l'autre n'a d'anneau, mais le bolet des bouviers a des pores énormes et anguleux, contre des pores fins et arrondis chez le granulé, dont le pied jeune exsude en plus de fines gouttelettes laiteuses absentes chez le bouvier. Le bouvier est comestible bien cuit, le bolet granulé est classé toxique.
Confusion toxique
Le bolet élégant ne pousse que sous mélèze, jamais sous pin, et son chapeau est jaune-orangé vif plutôt que brun roux. Regarder l'arbre hôte suffit presque toujours à trancher : lui est comestible bien cuit, le bolet granulé est classé toxique.
Confusion toxique
Pousse dans les mêmes pinèdes et lui ressemble beaucoup, mais sa base est entourée d'un MYCÉLIUM ROSE bien visible en dégageant le pied, et son chapeau est souvent finement vergeté. Le granulé a un mycélium basal blanc et est classé toxique, contrairement à Suillus collinitus.
Le coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.

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Pores ou lames, anneau, réseau sur le pied, bleuissement à la coupe : les critères qui séparent un cèpe d'un bolet de Satan se voient mieux à la loupe qu'à l'œil nu, surtout sous couvert sombre. Six euros et dix grammes.
Vous savez à quoi ressemble bolet granulé. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
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Comestible bien cuit uniquementLe bolet jaune doit son nom à ses pores et à sa chair, pas à son chapeau : celui-ci est en réalité brun chocolat à brun rougeâtre, visqueux et brillant par temps humide.
Comestible bien cuit uniquementLe bolet des bouviers doit son nom à l'histoire plus qu'au goût : au Moyen Âge, on le laissait aux bouviers pendant que les tables plus riches préféraient d'autres champignons.
Comestible bien cuit uniquementLe bolet élégant se reconnaît autant à l'arbre qu'il a sous les pieds qu'à son chapeau : c'est un bolet strictement inféodé au mélèze, qui ne pousse pratiquement jamais ailleurs (de très rares stations sous Douglas exceptées).
Comestible bien cuit uniquementLe coprin micacé est le petit coprin des souches urbaines et forestières : une touffe serrée de chapeaux ocre roussâtre, semés de fins grains blanchâtres façon mica quand ils sont jeunes, qui jaillit du bois mort du printemps au début de l'hiver.