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Le score de pousse dit quand sortir, la carte des forêts dit où chercher. Il manquait la question qui décide vraiment de la matinée : quel secteur a reçu l'averse. Une pluie de trente millimètres tombe rarement sur un département entier, elle tombe sur un versant, et c'est ce versant-là qui poussera dix jours plus tard.
15 secteurs d'essai sont ouverts sans compte : zoomez sur votre secteur et la grille se calcule, puis déplacez-vous librement dans un rayon de 25 km. Au-delà, elle demande un compte, gratuit, et c'est le même qui garde vos coins dans le carnet.
Pluie tombée en 14 jours, mm< 22–88–2020–4040–70> 70
Ce que la pluie tombée donne aujourd'hui, une fois passée dans le moteur des fiches ville, épisode déclencheur, latence de deux à trois semaines, bilan hydrique, températures, air sec en surface, saison. Une maille et la fiche de la ville qu'elle contient ne peuvent pas se contredire : c'est le même calcul.
Le cumul brut, maille par maille. C'est la donnée qu'aucun bulletin ne montre à cette finesse : un orage d'août arrose une vallée et laisse la suivante à sec, et deux stations distantes de trente kilomètres racontent des saisons différentes.
Une couche que l'on allume par-dessus, tirée du masque de l'IGN, forêts privées comprises. Chaque maille porte sa part boisée dans son relevé : une plaine céréalière parfaitement arrosée peut bien noter, elle ne donnera jamais un cèpe.
Les cumuls viennent des modèles de Météo-France (AROME à 1,3 km, puis ARPÈGE), relayés par le modèle européen de l'ECMWF au-delà de quatre jours. C'est une reconstitution, très bonne sur les épisodes étendus, moins sûre sur une cellule orageuse isolée de deux kilomètres. Une maille ne remplace pas ce que vous avez vu tomber de votre fenêtre : elle vous dit ce qui est tombé là où vous n'étiez pas.
La grille est calée sur un quadrillage fixe et son pas suit l'échelle : environ dix-sept kilomètres pour survoler une région, jusqu'à deux kilomètres sur un massif. On ne descend pas plus bas, parce que le modèle météo lui-même n'est pas plus fin : afficher des mailles de cinq cents mètres reviendrait à promettre une précision qui n'existe pas.
Le couvert vient du masque forestier de l'IGN, forêt privée comprise, l'essentiel de la forêt française. Chaque maille y est relevée en vingt-cinq points, et la carte affiche la part boisée qui en résulte : un relevé unique tomberait dans une clairière ou sur un pare-feu et déclarerait « hors forêt » le cœur d'un massif. C'est exactement la couche que vous voyez en vert sous les mailles : le verdict et le dessin lisent la même image.
Un secteur qui vient de recevoir quarante millimètres est une promesse, pas une sortie. Le relevé de chaque maille donne l'âge de son épisode déclencheur et ce qu'il implique : « latence idéale » quand il a entre sept et douze jours, sinon le nombre de jours qu'il reste à attendre. C'est le renseignement qui distingue « y aller » de « y retourner la semaine prochaine ».
Chaque maille porte un chiffre : autant dire tout de suite comment il est obtenu. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, l'air sec en surface, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent de Météo-France et de l'ECMWF, le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites comprisLa carte relève la pluie et le couvert, pas le cadastre. Les champignons appartiennent au propriétaire du sol : en forêt privée, la cueillette exige son accord, et une maille bien notée tombe souvent sur un bois clôturé. Ce qui est autorisé, et où.
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