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En bref
Coprin chevelu (Coprinus comatus) : bon comestible.
Saison de mai à décembre.
Le coprin chevelu est le champignon du bord de route, celui qu'on repère depuis la voiture : un fuseau blanc dressé de quinze centimètres, couvert de mèches retroussées comme une chevelure.
Bon comestible, mais avec une contrainte que peu de champignons imposent : il faut le cuisiner DANS LES HEURES qui suivent la cueillette. Il s'autodigère (les lames noircissent et coulent en une encre noire) et un exemplaire déjà rosé sous le chapeau est bon à jeter. Ne consommer que les exemplaires entièrement blancs, fermés en fuseau. À éviter avec de l'alcool : par prudence, s'abstenir de boire au même repas, son cousin le coprin noir d'encre provoquant un effet antabuse.
Le coprin chevelu est le champignon du bord de route, celui qu'on repère depuis la voiture : un fuseau blanc dressé de quinze centimètres, couvert de mèches retroussées comme une chevelure. Il n'a aucun sosie dangereux (rien d'autre en France n'a cette silhouette) ce qui en fait l'un des meilleurs champignons pour débuter. Sa difficulté n'est pas l'identification mais le timing : il s'autodigère en quelques heures, transformant ses lames en encre noire, si bien que la fenêtre entre « bon » et « bon à jeter » se compte en demi-journées. Deuxième réserve, celle-là sérieuse : il pousse exactement là où les sols sont pollués, et il accumule.

Sols riches et remaniés : pelouses, bords de chemins et de routes, terrains vagues, parcs, jardins, remblais. Souvent en groupes ou en lignes, dès qu'il a plu.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
Partout et à portée de main : pelouses, bords de route, terrains vagues, parcs urbains, tas de terre, chantiers. C'est probablement le bon comestible le plus facile à trouver en ville, avec la réserve que ces milieux sont souvent pollués.
Le coprin chevelu ne demande ni bois ni sous-bois : il pousse à découvert, sur les sols riches et remaniés. Les terrains les plus fiables sont les pelouses fauchées et les prairies pâturées (l'azote du crottin ou des déjections le fait lever en quelques jours), les bords de chemins et de routes, les terrains vagues et les remblais de chantier, souvent en ligne le long d'un talus fraîchement terrassé. C'est aussi l'un des rares bons comestibles qu'on trouve couramment en ville : parcs, pelouses d'immeuble, ronds-points, jardins arrosés, dès qu'il a plu et que le sol se réchauffe. Il pousse en groupes ou en files, jamais isolé bien longtemps : un pied trouvé annonce généralement plusieurs autres à quelques mètres. Éviter les emplacements pollués (accotements de route très circulée, friches industrielles) : l'espèce accumule les métaux lourds du sol.
Confusion toxique
Confusion la plus fréquente et la plus utile à connaître : le noir d'encre provoque un EFFET ANTABUSE (bouffées de chaleur, tachycardie, malaise) s'il est consommé avec de l'alcool, jusqu'à plusieurs jours après. Il est GRIS BRUNÂTRE, LISSE ou finement méché (pas de chevelure franche), plus trapu, en touffes au pied des souches. Le chevelu est blanc et nettement chevelu, isolé ou en groupes dans l'herbe.
Confusion sans gravité
Sans conséquence, les deux étant comestibles. La coulemelle a un pied CHINÉ en peau de serpent, un anneau coulissant épais et des lames restant BLANCHES. Le coprin a un pied lisse et des lames qui rosissent puis noircissent.
Confusion MORTELLE
Aucune ressemblance réelle une fois la silhouette regardée (le coprin est un fuseau chevelu, l'amanite un parasol lisse) mais le réflexe reste : déterrer la base. Le coprin n'a JAMAIS de volve en sac.
À poêler à feu vif immédiatement, sans le laver (un coup de pinceau suffit) : il rend beaucoup d'eau. Excellent en velouté, en omelette ou simplement au beurre. Ne se sèche pas, ne se congèle pas cru.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Vous savez à quoi ressemble coprin chevelu. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier.
Voir sur AmazonLes spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique, la récolte tient jusqu'à la maison.
Voir sur AmazonPour aller plus loin que cette fiche : variations de forme, sosies régionaux et recettes propres à cette espèce.
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Bon comestibleHaute sur pied avec son chapeau en parasol, la coulemelle est un classique des lisières de septembre. C'est un bon comestible, mais c'est aussi l'espèce qui cause le plus d'accidents graves chez les débutants, non pour elle-même, mais parce que de PETITES lépiotes mortelles lui ressemblent. La règle est simple et non négociable : on ne ramasse jamais une lépiote dont le chapeau fait moins de 15 cm de diamètre.
MORTELL'amanite printanière est la phalloïde de la mauvaise saison. Entièrement blanche, elle sort au printemps dans les bois chauds du Sud, à un moment de l'année où le cueilleur ne se méfie pas des amanites. Il cherche des morilles, des mousserons, des champignons de prairie. Elle possède la toxine la plus meurtrière de la mycologie et pratiquement aucun signe distinctif d'alerte : ni couleur vive, ni odeur repoussante, ni chair changeante. Sa fiche impose donc la même règle que l'amanite vireuse, et cette règle est la plus rentable de tout ce guide : aucun champignon blanc à lames blanches ne va au panier sans que sa base ait été entièrement déterrée.
Bon comestibleCousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et fermé, il peut ressembler à une jeune amanite phalloïde ou à une amanite blanche, la vérification des lames et de la base du pied est obligatoire à CHAQUE spécimen.
Comestible bien cuit uniquementLa lépiote déguenillée est la grande sœur mal-aimée de la coulemelle, et elle mérite une fiche pour deux raisons opposées. D'abord parce qu'on la ramasse par erreur en croyant tenir une coulemelle : même silhouette de parasol, même taille imposante, mêmes écailles brunes. Ensuite parce que sa distinction est simple et qu'elle vaut d'être apprise : sa chair ROUGIT franchement à la coupe, sa surface est déchiquetée en gros lambeaux retroussés (les « guenilles »), et son pied est LISSE au lieu d'être chiné comme une peau de serpent. Elle n'est pas dangereuse, mais elle est décevante et parfois mal tolérée, et le vrai gain de cette fiche est ailleurs : la même vigilance protège de la lépiote brun-incarnat, elle mortelle.