
Chargement…
En bref
Plutée couleur de cerf (Pluteus cervinus) : comestible bien cuit uniquement.
Saison de mars à novembre.
La plutée couleur de cerf est le champignon-signal du bois mort : chapeau brun terne et pied blanc, elle colonise souches et troncs pourrissants du printemps à la fin de l'automne.
MycoDB la classe « sans intérêt » : chair molle, saveur fade, aucune toxicité documentée. Elle reste comestible, bien cuite comme tout champignon sauvage, mais sans intérêt gastronomique réel ; à réserver aux mélanges plutôt qu'à une poêlée seule.
La plutée couleur de cerf est le champignon-signal du bois mort : chapeau brun terne et pied blanc, elle colonise souches et troncs pourrissants du printemps à la fin de l'automne. Son intérêt culinaire est faible (MycoDB la classe « sans intérêt »), mais elle mérite sa fiche pour une seule raison : ses lames libres passent, comme celles de l'entolome livide toxique, du blanc au rose en vieillissant. Le réflexe qui tranche est celui du terrain, pas de la couleur : l'entolome pousse au sol, la plutée toujours sur du bois.


Sur bois mort exclusivement : souches, troncs couchés, bois enterré, écorces ou tas de sciures, de feuillus comme de conifères. Jamais au sol.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
MycoDB la qualifie de « fréquente ». Elle pousse sur la plupart des bois morts, feuillus comme conifères, ce qui en fait l'une des espèces sur bois les plus faciles à croiser en France.
Elle ne pousse que sur du bois, jamais au sol : souches, troncs couchés, bois enterré ou tas de sciures, de feuillus comme de conifères. Commune sur l'ensemble du territoire français, elle apparaît du printemps à la fin de l'automne. Inspecter les vieilles souches moussues en lisière et les troncs abattus laissés en forêt est la meilleure méthode : elle y pousse souvent solitaire ou en petits groupes espacés.
Confusion toxique
Les deux ont des lames qui virent au rose avec l'âge, mais le terrain tranche sans ambiguïté : la plutée pousse UNIQUEMENT sur du bois (souche, tronc, bois enterré), l'entolome livide toujours AU SOL, en chênaie calcaire. Tout champignon à lames rosissantes planté dans la terre nue doit être traité comme un entolome, jamais comme une plutée.
Confusion sans gravité
D'autres espèces du genre poussent sur le même type de bois et se distinguent surtout par la teinte du chapeau et des caractères microscopiques. Aucune n'est documentée comme dangereuse en France : la confusion entre plutées reste sans conséquence sérieuse.
Confusion MORTELLE
C'est le pied qu'il faut regarder. La plutée n'a JAMAIS ni anneau ni volve, et ses lames libres passent du blanc au rose avec l'âge. Toute amanite porte un anneau membraneux et une volve à la base (parfois enterrée : il faut déterrer le pied pour la voir), et ses lames restent BLANCHES à tout âge. La présence de l'un ou l'autre interdit le panier, sans exception.
Chair molle et saveur fade : elle ne justifie pas une poêlée à elle seule. Bien cuite, elle peut compléter un mélange d'espèces plus intéressantes, sans jamais se substituer à une identification sûre du reste du panier.
Sa chair fragile et son intérêt culinaire limité ne justifient pas séchage ou congélation : mieux vaut concentrer l'effort de conservation sur des espèces plus intéressantes en cuisine.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Le coin matériel

4,8/5
19,97 €
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse en soies de sanglier au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier. Fabriqué en Savoie, le seul de la sélection qu'on retrouve chez les cueilleurs depuis vingt ans.

29,99 €
Les spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique : la récolte tient jusqu'à la maison. Quarante-sept centimètres, la taille d'une vraie sortie de saison, et une anse qui passe au bras.

4,6/5
15,90 €
Un livre papier reste la référence quand le réseau ne passe plus. Plus de 200 espèces, un critère visuel par page. Le nôtre ne remplace jamais une vérification en pharmacie.
Vous savez à quoi ressemble plutée couleur de cerf. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Une bonne journée dépasse toujours ce qu'on mange dans la semaine. Séché, le surplus se garde des années et concentre le goût.

44,99 €
Les cèpes et les trompettes séchés se gardent des années et concentrent leur goût. Le four ouvert à 50 °C marche, mais mobilise la cuisine une nuit entière. Cinq plateaux suffisent pour une bonne sortie.

17,49 €
Pour le séché, l'hermétique est non négociable : la moindre humidité résiduelle et tout le bocal moisit d'un coup. Le joint caoutchouc se change, le bocal dure trente ans.

32,59 €
Les champignons rendent leur eau puis doivent saisir : il faut une masse thermique qui ne décroche pas quand la poêlée arrive froide. De la vraie fonte, pas de la fonte d'aluminium à revêtement.
Cette fiche vous a été utile ?
MORTELL'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches.
ToxiqueSurnommé « le perfide », l'entolome livide est un champignon massif, charnu et d'apparence saine, qui ressemble à trois comestibles à la fois : au meunier, au clitocybe nébuleux et, pour un œil pressé, à un gros tricholome.
Comestible bien cuit uniquementLe coprin micacé est le petit coprin des souches urbaines et forestières : une touffe serrée de chapeaux ocre roussâtre, semés de fins grains blanchâtres façon mica quand ils sont jeunes, qui jaillit du bois mort du printemps au début de l'hiver.

L'amadouvier est ce champignon gris en forme de sabot de cheval que tout promeneur a croisé sur un tronc de hêtre sans jamais le nommer : une console dure et zonée, fixée au bois toute l'année, qui grossit plusieurs années de suite sur le même arbre.