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En bref
Lactaire à toison (Lactarius torminosus) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison d'août à novembre.
Le lactaire à toison est le piège rose des boulaies.
Syndrome gastro-intestinal marqué : coliques violentes, vomissements et diarrhées 1 à 3 heures après le repas (son épithète latine torminosus signifie littéralement « qui donne des coliques »). Il est traditionnellement consommé en Europe du Nord et en Russie après un long saumurage, une préparation qui n'a rien à voir avec une cuisson ordinaire et que ce guide ne recommande pas.
Le lactaire à toison est le piège rose des boulaies. Son chapeau abricot à rose saumon, orné de zones concentriques plus foncées, ressemble suffisamment à un lactaire délicieux pour être ramassé par un cueilleur pressé, et il pousse en abondance là où le bolet rude, comestible, occupe le même terrain. Il se démasque par deux caractères qui ne trompent pas : la marge de son chapeau est enroulée et couverte d'une véritable TOISON de poils blancs, et son lait est BLANC et immédiatement brûlant. C'est aussi l'occasion d'installer le réflexe du genre : chez les lactaires, on entaille les lames et on regarde la couleur du lait, puis on le goûte.

Sous BOULEAUX exclusivement, en bois clair, lande, tourbière et jardin. Souvent en groupes nombreux dans l'herbe ou la mousse.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
Strictement lié aux BOULEAUX, et donc très commun partout où ils poussent : landes, tourbières, bois clairs, plantations, alignements urbains. Il pousse dans les mêmes stations que le bolet rude, qui lui est comestible.
Confusion toxique
Le test du lait tranche en une seconde : le délicieux exsude un LAIT ORANGE CAROTTE et sa chair VERDIT à la meurtrissure ; le lactaire à toison exsude un LAIT BLANC et ne verdit pas. Le délicieux pousse sous PINS, la toison sous BOULEAUX, et il n'a pas de marge velue.
Confusion toxique
Comestible également : lait ROUGE VINEUX à rouge sang, sous pins. Rien à voir avec le lait blanc de la toison.
Confusion toxique
Mêmes précautions : tout lactaire à lait BLANC et saveur âcre se laisse au sol. L. pubescens, également sous bouleau, est plus pâle et plus petit : la distinction est sans intérêt pratique.
Vous savez à quoi ressemble lactaire à toison. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Bon comestibleLe lactaire délicieux est LE champignon des pinèdes du Sud : des paniers entiers s'en remplissent à l'automne de la Provence au Pays basque. Sa signature est unique en cuisine comme en identification : blessé, il pleure un LAIT ORANGE CAROTTE qui verdit à l'air. Cette réaction, lait orange, jamais blanc, le sépare de tous les lactaires à éviter.
Excellent comestibleLes russules sont ce tapis de chapeaux colorés que tout le monde piétine en cherchant des cèpes, et la charbonnière est celle qui mérite le détour. Son chapeau panaché de violet, de vert-de-gris et d'olivâtre est déroutant parce qu'il ne ressemble jamais deux fois au même, mais elle possède un caractère unique dans tout le genre : ses lames sont SOUPLES et grasses au toucher, elles plient sous le doigt au lieu de se briser comme de la craie. Ce détail, plus le test de la saveur, en font une porte d'entrée idéale vers un groupe que les cueilleurs délaissent à tort.
Excellent comestibleLa russule verdoyante est la plus reconnaissable des russules et, pour beaucoup de mycologues, la meilleure. Son chapeau vert-de-gris est couvert d'un réseau de CRAQUELURES en petites plaques, comme une peinture séchée ou une carapace de tortue : ce dessin n'existe chez aucune autre espèce, et il permet de la nommer avec certitude sans passer par la clé de détermination. C'est le contre-exemple utile du genre : là où cent russules se ressemblent, celle-là s'annonce. Sa seule ombre est sa couleur : un chapeau verdâtre en forêt de feuillus doit toujours déclencher la vérification qui écarte l'amanite phalloïde.
ToxiqueLa russule émétique est la russule que tout le monde a vue : ce chapeau rouge vif laqué, presque artificiel, posé sur un pied blanc dans la mousse. Elle est toxique sans être grave, et c'est justement ce qui en fait la meilleure fiche d'apprentissage du guide. Le genre Russula compte plus de cent espèces en France, impossibles à nommer sur le terrain pour un amateur, mais il obéit à une règle d'une simplicité rare : chez les russules françaises, aucune espèce à saveur DOUCE n'est dangereuse, et toutes les toxiques sont ÂCRES. Un fragment de lame mâché trois secondes puis craché suffit donc à trier un genre entier, et l'émétique est le témoin qui sert à s'entraîner.