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En bref
Russule émétique (Russula emetica) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de juillet à novembre.
La russule émétique est la russule que tout le monde a vue : ce chapeau rouge vif laqué, presque artificiel, posé sur un pied blanc dans la mousse.
Syndrome gastro-intestinal, son nom le dit : nausées, vomissements et diarrhées 30 minutes à 3 heures après le repas. Rarement grave et jamais mortel chez l'adulte, mais son âcreté brûlante limite de toute façon les quantités : personne n'en mange beaucoup volontairement. Sa vraie utilité dans ce guide est pédagogique.
La russule émétique est la russule que tout le monde a vue : ce chapeau rouge vif laqué, presque artificiel, posé sur un pied blanc dans la mousse. Elle est toxique sans être grave, et c'est justement ce qui en fait la meilleure fiche d'apprentissage du guide. Le genre Russula compte plus de cent espèces en France, impossibles à nommer sur le terrain pour un amateur, mais il obéit à une règle d'une simplicité rare : chez les russules françaises, aucune espèce à saveur DOUCE n'est dangereuse, et toutes les toxiques sont ÂCRES. Un fragment de lame mâché trois secondes puis craché suffit donc à trier un genre entier, et l'émétique est le témoin qui sert à s'entraîner.

Bois de conifères humides, tourbières, sphaignes et mousses sur sol acide. Ses proches parentes occupent les hêtraies et chênaies.
Commun
Présent partout en France, à trouver chaque année sans difficulté.
Commune dans les bois de conifères humides et les tourbières sur sol acide, souvent dans les sphaignes. Des espèces très voisines et également âcres (Russula mairei sous hêtre, R. luteotacta) la remplacent en feuillus, si bien qu'une russule rouge âcre se rencontre partout en France.
Confusion toxique
La charbonnière est douce et excellente. Deux différences : ses lames sont SOUPLES et GRASSES au toucher (elles ploient sous le doigt au lieu de casser), et son chapeau est panaché de violet et de vert, jamais rouge vif uniforme. Et surtout la saveur : douce contre brûlante.
Confusion toxique
Toutes deux douces et bonnes. Le test de la saveur les sépare immédiatement de l'émétique. La vesca a un chapeau brun rosé à cuticule un peu courte, la virescens un chapeau vert craquelé. Aucune n'est rouge laqué.
Confusion toxique
Même toxicité, même conduite : inutile de les distinguer. R. mairei pousse sous hêtre et sent un peu le miel. Toute russule rouge à saveur âcre se laisse au sol.
Vous savez à quoi ressemble russule émétique. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Excellent comestibleLes russules sont ce tapis de chapeaux colorés que tout le monde piétine en cherchant des cèpes, et la charbonnière est celle qui mérite le détour. Son chapeau panaché de violet, de vert-de-gris et d'olivâtre est déroutant parce qu'il ne ressemble jamais deux fois au même, mais elle possède un caractère unique dans tout le genre : ses lames sont SOUPLES et grasses au toucher, elles plient sous le doigt au lieu de se briser comme de la craie. Ce détail, plus le test de la saveur, en font une porte d'entrée idéale vers un groupe que les cueilleurs délaissent à tort.
Excellent comestibleLa russule verdoyante est la plus reconnaissable des russules et, pour beaucoup de mycologues, la meilleure. Son chapeau vert-de-gris est couvert d'un réseau de CRAQUELURES en petites plaques, comme une peinture séchée ou une carapace de tortue : ce dessin n'existe chez aucune autre espèce, et il permet de la nommer avec certitude sans passer par la clé de détermination. C'est le contre-exemple utile du genre : là où cent russules se ressemblent, celle-là s'annonce. Sa seule ombre est sa couleur : un chapeau verdâtre en forêt de feuillus doit toujours déclencher la vérification qui écarte l'amanite phalloïde.
Bon comestibleLe lactaire délicieux est LE champignon des pinèdes du Sud : des paniers entiers s'en remplissent à l'automne de la Provence au Pays basque. Sa signature est unique en cuisine comme en identification : blessé, il pleure un LAIT ORANGE CAROTTE qui verdit à l'air. Cette réaction, lait orange, jamais blanc, le sépare de tous les lactaires à éviter.
ToxiqueLe lactaire à toison est le piège rose des boulaies. Son chapeau abricot à rose saumon, orné de zones concentriques plus foncées, ressemble suffisamment à un lactaire délicieux pour être ramassé par un cueilleur pressé, et il pousse en abondance là où le bolet rude, comestible, occupe le même terrain. Il se démasque par deux caractères qui ne trompent pas : la marge de son chapeau est enroulée et couverte d'une véritable TOISON de poils blancs, et son lait est BLANC et immédiatement brûlant. C'est aussi l'occasion d'installer le réflexe du genre : chez les lactaires, on entaille les lames et on regarde la couleur du lait, puis on le goûte.