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En bref
Amanite panthère (Amanita pantherina) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de juillet à novembre.
L'amanite panthère est la confusion la plus fréquente de l'amanite rougissante, la golmotte, ce comestible que beaucoup de familles ramassent depuis des générations.
Syndrome panthérinien, le même que l'amanite tue-mouches mais généralement plus marqué : ivresse, agitation, hallucinations puis somnolence profonde en 30 minutes à 3 heures. Hospitalisation habituelle, décès exceptionnels mais décrits. C'est l'espèce qui donne son nom au syndrome.
L'amanite panthère est la confusion la plus fréquente de l'amanite rougissante, la golmotte, ce comestible que beaucoup de familles ramassent depuis des générations. Les deux ont un chapeau brunâtre couvert de flocons blancs, la même taille, les mêmes bois, la même saison. Ce qui les sépare n'est pas la couleur : c'est un geste, casser la chair et regarder si elle rougit. La golmotte rougit, la panthère non. Toute la sécurité du binôme tient dans ce test, et dans le fait de le faire sur CHAQUE exemplaire, parce qu'un panier de golmottes se remplit vite et qu'une panthère y passe inaperçue.

Bois de feuillus et de conifères, sur sols variés, en plaine comme en montagne. Souvent mêlée aux amanites rougissantes, dans les mêmes bois et à la même période.
Commun
Présent partout en France, à trouver chaque année sans difficulté.
Confusion toxique
Le test qui tranche : casser le pied et froisser la chair. La golmotte ROUGIT en quelques minutes (rose vineux, surtout aux trous de vers et à la base) ; la panthère reste blanche. Autres appuis : les flocons de la golmotte sont grisâtres ou sales et non blanc pur, sa marge n'est pas striée, et son bulbe n'a pas de rebord en gradin.
Confusion sans gravité
Comestible médiocre, chair blanche immuable comme la panthère : cette confusion-là est réellement délicate. Marge NON striée, flocons grisâtres, odeur de rave marquée. En pratique, on laisse les deux : l'enjeu ne vaut pas le risque.
Vous savez à quoi ressemble amanite panthère. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Comestible bien cuit uniquementLa golmotte est un cas particulier dans ce guide : un bon comestible traditionnel, très répandu, que nous documentons surtout pour que personne ne la ramasse à la légère. Elle se reconnaît par un caractère unique et fiable : sa chair rougit à la cassure, au froissement, et partout où une limace ou un ver l'a entamée. Ce rougissement est le seul critère qui la sépare de l'amanite panthère, toxique, avec laquelle elle partage la taille, la couleur, les bois et la saison. Quiconque n'a pas le réflexe de casser le pied de chaque exemplaire ne devrait pas la mettre au panier.
ToxiqueL'amanite épaisse est le troisième terme d'un trio que les cueilleurs français rencontrent constamment sans toujours le savoir : golmotte, panthère, épaisse. Toutes trois ont un chapeau brunâtre floconné de blanc, la même taille et les mêmes bois. La golmotte se trahit en rougissant ; la panthère et l'épaisse gardent une chair blanche immuable, et se distinguent alors sur des détails : la marge du chapeau, la forme du bulbe, l'odeur de rave. C'est précisément la confusion la plus difficile du groupe, et sa fiche existe pour dire quelque chose d'inhabituel dans un guide : ici, la bonne décision n'est pas d'apprendre à trancher, c'est de laisser les deux.
Excellent comestibleL'oronge est le seul champignon dont l'Antiquité a fait un plat impérial, et sa réputation n'a pas faibli. Elle sort d'un œuf blanc qui s'ouvre sur un chapeau orange lisse, et sa chair douce se mange crue. C'est aussi la fiche que ce guide publie avec le plus de précautions : elle appartient au genre qui contient l'amanite phalloïde, elle pousse dans les mêmes bois que l'amanite tue-mouches, et elle est absente de la moitié du pays. Le lecteur du Nord qui apprend à la reconnaître a surtout appris à identifier une amanite orangée, et statistiquement, celle qu'il croisera sera un tue-mouches.
MORTELL'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches. Son piège le plus cruel : les symptômes n'apparaissent que 6 à 24 h après le repas, quand les toxines ont déjà attaqué le foie. Toute suspicion d'ingestion = centre antipoison immédiatement (le 15), sans attendre les symptômes.