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En bref
Cortinaire couleur de rocou (Cortinarius rubellus) : oui, mortel, mortel : à ne jamais consommer.
Saison d'août à novembre.
Le cortinaire couleur de rocou est le pendant montagnard et résineux du cortinaire des montagnes : même toxine, même délai, même issue rénale.
Orellanine, comme le cortinaire des montagnes : destruction irréversible des reins après une latence de 3 à 20 JOURS. Aucun antidote. Quand la soif intense et l'insuffisance rénale apparaissent, le repas est oublié depuis longtemps et la dialyse, parfois la greffe, sont l'issue. C'est le poison le plus lent et le plus silencieux de la mycologie européenne.
Le cortinaire couleur de rocou est le pendant montagnard et résineux du cortinaire des montagnes : même toxine, même délai, même issue rénale. Sa fiche existe pour une raison précise : les deux espèces sont si proches que les distinguer n'a aucun intérêt pratique, et ce constat est justement la leçon. Il n'existe pas de critère de terrain simple pour séparer les cortinaires dangereux des quelques cortinaires réputés comestibles, et la règle qui protège porte donc sur le GENRE entier : lames rouille dès la jeunesse et restes de cortine (cette toile d'araignée qui relie le chapeau au pied chez le jeune) signifient qu'on ne ramasse pas, quelle que soit l'espèce.

Forêts de conifères de montagne sur sol acide et humide, dans les sphaignes, les myrtilles et les mousses. Pessières, sapinières et tourbières boisées.
Rare
Peu de chances d'en trouver : plusieurs saisons de recherche.
Espèce montagnarde et boréale, liée aux pessières humides, tourbières et myrtilleraies sur sol acide : Vosges, Jura, Alpes, Massif central, Pyrénées, essentiellement en altitude. Un cueilleur de plaine ne la rencontrera pratiquement pas. Elle figure ici parce que le cueilleur de montagne, lui, la croise, et parce qu'elle complète la règle qui écarte tout le genre.
Confusion MORTELLE
Même toxine, même pronostic : la distinction est purement académique. L'orellanus pousse sous feuillus acides de plaine et de moyenne montagne, le rubellus sous conifères d'altitude, plus élancé et à mamelon plus pointu. Aucun intérêt à trancher : les deux se laissent au sol.
Confusion MORTELLE
Le lactaire délicieux exsude un LAIT ORANGE CAROTTE à la cassure des lames et verdit à la meurtrissure ; ses lames sont orangées, non rouille, et il n'a jamais de cortine. Le cortinaire n'exsude rien. Le test du lait est immédiat et décisif.
Confusion MORTELLE
Le pied bleu a des lames et un pied LILAS à violacés et une chair violette, sans cortine. Le cortinaire est roux partout avec des lames rouille. Toute lame rouillée sur un champignon d'automne interdit le panier.
Vous savez à quoi ressemble cortinaire couleur de rocou. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Bon comestibleLe lactaire délicieux est LE champignon des pinèdes du Sud : des paniers entiers s'en remplissent à l'automne de la Provence au Pays basque. Sa signature est unique en cuisine comme en identification : blessé, il pleure un LAIT ORANGE CAROTTE qui verdit à l'air. Cette réaction, lait orange, jamais blanc, le sépare de tous les lactaires à éviter.
Comestible bien cuit uniquementQuand novembre s'installe, le pied bleu illumine les litières de sa couleur lilas improbable, un violet franc, du chapeau aux lames et au pied, qu'aucun champignon dangereux de la saison ne reproduit à l'identique. C'est le grand classique des cueillettes de fin d'année, parfumé et charnu, qui pousse au moment où presque tout le reste s'arrête. Une prudence : quelques cortinaires violets lui ressemblent, le test des lames et de l'odeur tranche.
MORTELLe cortinaire des montagnes est le champignon qui a fait comprendre qu'un repas peut tuer trois semaines plus tard. Sa toxine détruit les reins sans que rien n'alerte pendant des jours, et aucun antidote n'existe. Il n'a rien d'un sosie de cèpe : c'est un champignon roux à lames, de taille moyenne, que l'on ramasse par curiosité ou par confusion avec des espèces à chapeau coloré (pied bleu, lactaires, chanterelles pour un œil pressé). La règle qui protège est simple et vaut pour tout le genre : on ne cueille aucun champignon à lames rouillées portant les restes d'une cortine, cette toile d'araignée qui relie le chapeau au pied chez le jeune.
Excellent comestibleLe cèpe de Bordeaux est le champignon le plus recherché de France. Il fructifie par « pousses » spectaculaires 8 à 12 jours après un épisode pluvieux suivi de douceur, de la fin de l'été aux premières gelées. Mycorhizien, il vit associé aux racines de son arbre hôte : un bon coin à cèpes reste productif des décennies tant que la forêt ne change pas, d'où le secret farouche qui entoure les meilleures places.