
Chargement…
En bref
Agaric jaunissant (Agaricus xanthodermus) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de juin à novembre.
C'est le faux ami du ramasseur de rosés : même allure blanche et charnue, mêmes prairies, même saison.
Syndrome gastro-intestinal : crampes, vomissements et diarrhée dans les 1 à 3 heures. Sans gravité durable chez l'adulte sain, mais c'est de loin l'intoxication la plus fréquente de France en nombre de cas, parce qu'il pousse exactement là où l'on ramasse des rosés.
C'est le faux ami du ramasseur de rosés : même allure blanche et charnue, mêmes prairies, même saison. Il ne tue pas, mais il gâche un repas et envoie régulièrement des gens aux urgences, et il représente à lui seul une part énorme des appels aux centres antipoison. Sa particularité est qu'il se dénonce lui-même : deux gestes de trois secondes (gratter la base du pied, sentir) le trahissent à tous les coups. Encore faut-il les faire sur CHAQUE exemplaire du panier.

Prairies, pelouses, parcs, jardins, bords de chemins et lisières, souvent en ronds, dans les mêmes milieux ouverts que le rosé des prés et l'agaric champêtre.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
Confusion toxique
Le rosé ne jaunit pas à la base du pied et sent l'anis ou le champignon frais, jamais l'encre. Un blanc de prairie qui jaunit vif à la coupe du bulbe se laisse, sans discussion.
Confusion toxique
Plusieurs bons agarics jaunissent LÉGÈREMENT et sentent l'anis ou l'amande. Le jaunissement du xanthodermus est vif, immédiat et localisé au bulbe, et l'odeur est chimique, pas sucrée.
Confusion MORTELLE
Vérification vitale avant tout le reste : l'amanite a des lames BLANCHES à tout âge et une volve en sac à la base. Tout agaric se déterre entièrement, jaunissant ou non.
Vous savez à quoi ressemble agaric jaunissant. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
Voir sur AmazonCette fiche vous a été utile ?
Bon comestibleCousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et fermé, il peut ressembler à une jeune amanite phalloïde ou à une amanite blanche, la vérification des lames et de la base du pied est obligatoire à CHAQUE spécimen.
MORTELL'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches. Son piège le plus cruel : les symptômes n'apparaissent que 6 à 24 h après le repas, quand les toxines ont déjà attaqué le foie. Toute suspicion d'ingestion = centre antipoison immédiatement (le 15), sans attendre les symptômes.
Bon comestibleHaute sur pied avec son chapeau en parasol, la coulemelle est un classique des lisières de septembre. C'est un bon comestible, mais c'est aussi l'espèce qui cause le plus d'accidents graves chez les débutants, non pour elle-même, mais parce que de PETITES lépiotes mortelles lui ressemblent. La règle est simple et non négociable : on ne ramasse jamais une lépiote dont le chapeau fait moins de 15 cm de diamètre.
Comestible bien cuit uniquementLa lépiote déguenillée est la grande sœur mal-aimée de la coulemelle, et elle mérite une fiche pour deux raisons opposées. D'abord parce qu'on la ramasse par erreur en croyant tenir une coulemelle : même silhouette de parasol, même taille imposante, mêmes écailles brunes. Ensuite parce que sa distinction est simple et qu'elle vaut d'être apprise : sa chair ROUGIT franchement à la coupe, sa surface est déchiquetée en gros lambeaux retroussés (les « guenilles »), et son pied est LISSE au lieu d'être chiné comme une peau de serpent. Elle n'est pas dangereuse, mais elle est décevante et parfois mal tolérée, et le vrai gain de cette fiche est ailleurs : la même vigilance protège de la lépiote brun-incarnat, elle mortelle.