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Responsable de 90 % des cas de syndrome phalloïdien en France, mortel dans 10 à 15 % des cas (ANSES, 2015). Un demi-chapeau peut suffire à tuer un adulte. Les toxines résistent à la cuisson, au séchage et à la congélation.
L'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches. Son piège le plus cruel : les symptômes n'apparaissent que 6 à 24 h après le repas, quand les toxines ont déjà attaqué le foie. Toute suspicion d'ingestion = centre antipoison immédiatement (le 15), sans attendre les symptômes.

Forêts de feuillus, surtout sous chênes et hêtres, en plaine comme en colline. Commune dans toute la France : elle pousse dans les MÊMES bois, au MÊME moment que cèpes et girolles.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
C'est la mauvaise nouvelle de cette fiche : l'espèce qui tue le plus est aussi l'une des plus banales, présente dans presque tous les bois de feuillus de France, souvent en nombre.
On ne la cherche pas : le risque est de la croiser sans le savoir, mêlée aux cèpes et girolles dans les mêmes chênaies et hêtraies de toute la France, en plaine comme en colline. Elle pousse souvent en petits groupes, dissimulée dans la litière de feuilles où sa base reste invisible sans creuser. Tout panier de comestibles ramassé sous feuillus doit être trié champignon par champignon, jamais poignée par poignée.
Toutes les régions où trouver amanite phalloïde →Confusion MORTELLE
Le sens du danger va dans l'autre sens : de jeunes phalloïdes fermées passent pour des rosés. Les agarics ont des lames roses puis brunes (jamais blanches) et PAS de volve. D'où la règle : tout « rosé » se déterre en entier.
Confusion MORTELLE
Même logique inversée : la russule verdoyante (excellente) n'a NI anneau NI volve, chair cassante comme de la craie. Ne cueillir une « russule verte » qu'après avoir déterré et vérifié la base du pied.
Vous savez à quoi ressemble amanite phalloïde. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Bon comestibleCousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et fermé, il peut ressembler à une jeune amanite phalloïde ou à une amanite blanche, la vérification des lames et de la base du pied est obligatoire à CHAQUE spécimen.
Excellent comestibleLa russule verdoyante est la plus reconnaissable des russules et, pour beaucoup de mycologues, la meilleure. Son chapeau vert-de-gris est couvert d'un réseau de CRAQUELURES en petites plaques, comme une peinture séchée ou une carapace de tortue : ce dessin n'existe chez aucune autre espèce, et il permet de la nommer avec certitude sans passer par la clé de détermination. C'est le contre-exemple utile du genre : là où cent russules se ressemblent, celle-là s'annonce. Sa seule ombre est sa couleur : un chapeau verdâtre en forêt de feuillus doit toujours déclencher la vérification qui écarte l'amanite phalloïde.
Excellent comestibleL'oronge est le seul champignon dont l'Antiquité a fait un plat impérial, et sa réputation n'a pas faibli. Elle sort d'un œuf blanc qui s'ouvre sur un chapeau orange lisse, et sa chair douce se mange crue. C'est aussi la fiche que ce guide publie avec le plus de précautions : elle appartient au genre qui contient l'amanite phalloïde, elle pousse dans les mêmes bois que l'amanite tue-mouches, et elle est absente de la moitié du pays. Le lecteur du Nord qui apprend à la reconnaître a surtout appris à identifier une amanite orangée, et statistiquement, celle qu'il croisera sera un tue-mouches.
Comestible bien cuit uniquementLa golmotte est un cas particulier dans ce guide : un bon comestible traditionnel, très répandu, que nous documentons surtout pour que personne ne la ramasse à la légère. Elle se reconnaît par un caractère unique et fiable : sa chair rougit à la cassure, au froissement, et partout où une limace ou un ver l'a entamée. Ce rougissement est le seul critère qui la sépare de l'amanite panthère, toxique, avec laquelle elle partage la taille, la couleur, les bois et la saison. Quiconque n'a pas le réflexe de casser le pied de chaque exemplaire ne devrait pas la mettre au panier.