Chargement…
Chargement…
Boletacées, aussi appelé cèpe du diable, cèpe de satan, cèpe diabolique

Bolet de Satan (Rubroboletus satanas) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de juillet à octobre.
Disons-le d'emblée, parce que c'est la question que tout le monde se pose : non, le bolet de Satan n'est pas mortel chez un adulte en bonne santé, mais il n'est pas comestible pour autant.
NON COMESTIBLE : syndrome gastro-intestinal violent (vomissements incoercibles pendant plusieurs heures), particulièrement sévère consommé cru ou mal cuit, et la cuisson ne le rend pas sûr pour autant. Rarement mortel chez l'adulte sain, mais hospitalisation fréquente, et un vrai danger chez l'enfant ou la personne fragilisée par la déshydratation.
Disons-le d'emblée, parce que c'est la question que tout le monde se pose : non, le bolet de Satan n'est pas mortel chez un adulte en bonne santé, mais il n'est pas comestible pour autant. Cru, il est particulièrement violent ; cuit, la cuisson ne le rend pas sûr. Son arme est un syndrome gastro-intestinal sévère (vomissements et diarrhées pendant plusieurs heures), pas un poison du foie comme l'amanite phalloïde. Connu aussi sous les noms de cèpe de Satan ou cèpe diabolique, il porte le nom scientifique Rubroboletus satanas, anciennement classé Boletus satanas. C'est LA confusion classique du chercheur de cèpes pressé. Massif et trapu comme un beau cèpe, il s'en distingue pourtant au premier regard éduqué : chapeau blanchâtre à gris pâle, pores rouges, pied jaune orné d'une ceinture rouge réticulée, chair qui bleuit à la coupe. Il permet d'enseigner la règle d'or du débutant en bolets : on écarte tout bolet à pores rouges ou orangés, et tout bolet qui bleuit franchement à la coupe, ce qui élimine toutes les espèces à problème sans besoin d'expertise.
Feuillus thermophiles sur sol calcaire, chênaies claires, lisières chaudes et ensoleillées, surtout dans la moitié sud et les coteaux calcaires.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Thermophile et calcicole : fréquent dans les chênaies calcaires de la moitié sud et des coteaux, rare ou absent sur les sols acides et au nord d'une ligne Nantes-Strasbourg.
On tombe dessus sans le chercher, en fouillant une hêtraie ou une chênaie claire sur sol calcaire, en lisière chaude et bien exposée, de juin à septembre, parfois début octobre les années chaudes : exactement le terrain à cèpes. C'est un bolet solitaire ou en petits groupes, souvent au pied de vieux chênes ou de hêtres. Trois terroirs calcaires l'hébergent particulièrement : les plateaux calcaires bourguignons (Côte-d'Or, Yonne, Haute-Marne), où les hêtraies-chênaies sur sols superficiels chauffent vite en été, les causses calcaires du Périgord, et plus ponctuellement les vallées basses et bien exposées du Jura. Il reste rare ou absent sur les sols acides et au nord d'une ligne Nantes-Strasbourg. Le vérifier systématiquement dans tout panier de bolets récolté sur ces terrains.
Le cèpe a un chapeau brun, des pores BLANCS puis verdâtres (jamais rouges), un réseau blanc sur le pied et une chair immuable. Chapeau pâle + pores rouges + pied rouge et jaune = Satan, on laisse.
Non comestibles par amertume plus que par toxicité, mêmes règles d'écartement : pores jaunes mais pied rouge, chair très amère.
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.

35,00 € (relevé le 16/09/2026)
La référence des mycologues francophones : 3 000 espèces, des clés de détermination, les confusions traitées espèce par espèce. Trop lourd pour le sac, indispensable sur la table de la cuisine avant de mettre quoi que ce soit à la poêle.

14,90 € (relevé le 16/09/2026)
Le bon premier livre : il apprend à refuser avant d'apprendre à cueillir. Une trentaine d'espèces faciles, et pour chacune le sosie qui envoie aux urgences, photographié côte à côte.

6,99 € (relevé le 16/09/2026)
Pores ou lames, anneau, réseau sur le pied, bleuissement à la coupe : les critères qui séparent un cèpe d'un bolet de Satan se voient mieux à la loupe qu'à l'œil nu, surtout sous couvert sombre. Six euros et dix grammes.
Liens partenaires : si vous achetez via ces liens, Champiscope touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change rien à ce que nous recommandons, et aucun objet ne remplace la vérification de votre panier par un pharmacien ou un mycologue.
Vous savez à quoi ressemble bolet de satan. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousCette fiche vous a été utile ?
Votre retour nous aide à l'améliorer.
Excellent comestibleBoletus edulis
Le cèpe de Bordeaux est le champignon le plus recherché de France. Il fructifie par « pousses » spectaculaires une à trois semaines après un épisode pluvieux suivi de douceur, de la fin de l'été aux premières gelées.
Saison, août → novembre
ToxiqueCaloboletus calopus
Le bolet à beau pied porte bien son nom : son pied jaune citron lavé de rouge carmin à la base est l'un des plus élégants du genre, et c'est aussi ce qui le fait ramasser.
Saison, juillet → octobre
Excellent comestibleBoletus reticulatus
Le cèpe d'été ouvre la saison des « gros pieds » : dès la fin mai les bonnes années, il répond aux orages là où le cèpe de Bordeaux attendra septembre. Très proche de son cousin en qualité, il s'en distingue par un…
Saison, mai → septembre
Excellent comestibleBoletus aereus
Le bronzé est le cèpe des cueilleurs du Sud, et celui que les autres leur envient. Son chapeau brun très sombre, presque noir et finement velouté, se confond avec la litière au point qu'on le trouve souvent du pied avant de le voir.
Saison, juillet → novembre