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Syndrome gastro-intestinal parmi les plus violents connus : vomissements et diarrhées incoercibles pendant 1 à 4 heures après le repas, durant parfois plusieurs jours, avec déshydratation sévère et hospitalisation quasi systématique. Il est responsable d'intoxications collectives régulières en montagne, où il est ramassé pour un tricholome comestible.
Le tricholome tigré est un champignon massif, gris, charnu et d'aspect appétissant, qui pousse là où l'on cherche les bons tricholomes de montagne. Sa réputation vient de son mode d'action : il ne tue pas, mais il vide littéralement ceux qui le mangent, et il le fait par tablées entières puisqu'on le ramasse en groupe. Son critère est visuel et bon : son chapeau est couvert de mèches gris foncé disposées en zones concentriques, un dessin qui évoque une peau de félin — d'où son nom. Un chapeau gris uniformément pruineux n'est pas un tigré ; un chapeau gris nettement méché sur sol calcaire de montagne l'est probablement.

Sous hêtres et sapins sur sol CALCAIRE, en moyenne montagne, souvent en lisière, en pelouse boisée ou sur les pentes herbeuses. En groupes de plusieurs exemplaires.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs — voir la note.
Espèce calcicole et montagnarde : hêtraies-sapinières et pelouses boisées sur calcaire du Jura, des Alpes, des Pyrénées, des Préalpes et de quelques massifs de plaine calcaire. Absent des terrains acides et rare en plaine — un cueilleur de la façade atlantique ne le rencontrera guère, un cueilleur jurassien le croisera chaque automne.
Confusion toxique
La confusion habituelle en montagne. Le terreux, comestible, est PETIT (4 à 7 cm), à chair MINCE, chapeau gris souris finement feutré-fibrilleux mais SANS mèches tigrées, sous PINS. Le tigré est gros, à chair épaisse, nettement méché, sous hêtres et sapins sur calcaire. La taille et l'épaisseur de la chair sont les meilleurs repères.
Confusion toxique
Le nébuleux est gris cendré PRUINEUX uniforme, sans mèches, à lames un peu décurrentes et à odeur douceâtre écœurante. Le tigré est méché et son odeur est franchement farineuse. Aucun des deux ne va au panier selon ce guide.
Confusion toxique
Le groupe des tricholomes gris est un terrain glissant, où plusieurs espèces médiocres ou mal tolérées côtoient le tigré. Pour un cueilleur non spécialiste, la position raisonnable est de laisser tous les gros tricholomes gris de montagne sur calcaire.
Le coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page — c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
Voir sur AmazonLe cran au-dessus du guide photo : on descend critère par critère au lieu de chercher la ressemblance, seule méthode fiable sur les genres difficiles.
Voir sur AmazonLa couleur de la sporée tranche des confusions que rien d'autre ne tranche. Une nuit sous un bol, moitié papier noir, moitié blanc.
Voir sur AmazonLes espèces et les sosies ne sont pas les mêmes dans les Landes et dans les Vosges. Un guide régional élimine la moitié du bruit.
Voir sur Amazon
Excellent comestibleLe cèpe de Bordeaux est le champignon le plus recherché de France. Il fructifie par « pousses » spectaculaires 8 à 12 jours après un épisode pluvieux suivi de douceur, de la fin de l'été aux premières gelées. Mycorhizien, il vit associé aux racines de son arbre hôte : un bon coin à cèpes reste productif des décennies tant que la forêt ne change pas — d'où le secret farouche qui entoure les meilleures places.
Excellent comestibleLe cèpe d'été ouvre la saison des « gros pieds » : dès la fin mai les bonnes années, il répond aux orages là où le cèpe de Bordeaux attendra septembre. Très proche de son cousin en qualité, il s'en distingue par un chapeau mat et sec (jamais luisant), une chair plus tendre et un réseau qui couvre presque tout le pied. Défaut connu : véreux plus vite que tout autre cèpe — le contrôle sur coupe est systématique.
Excellent comestibleLe bronzé est le cèpe des cueilleurs du Sud, et celui que les autres leur envient. Son chapeau brun très sombre, presque noir et finement velouté, se confond avec la litière au point qu'on le trouve souvent du pied avant de le voir. Il partage tous les caractères rassurants du genre — tubes blancs, chair blanche immuable, pas de rouge sur le pied — ce qui le rend aussi sûr que ses cousins. Sa seule difficulté est géographique : au nord de la Loire, ce que l'on prend pour un bronzé est presque toujours un cèpe de Bordeaux à chapeau foncé.
Excellent comestibleLe cèpe des pins complète le quatuor des grands cèpes français, aux côtés du Bordeaux, de l'été et du bronzé. On le reconnaît à sa teinte : son chapeau tire franchement sur le ROUGE BRIQUE ou l'acajou, là où les autres restent bruns, et son pied trapu se teinte de rougeâtre. C'est le plus montagnard et le plus tardif des quatre — il donne encore en novembre dans les pessières, quand les chênaies de plaine sont vides. Il partage tous les caractères rassurants du groupe : tubes blancs puis jaunes, chair blanche immuable, pas un gramme de rouge sur les tubes ni de bleuissement.