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En bref
Hypholome en touffes (Hypholoma fasciculare) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de mai à décembre.
L'hypholome en touffes est le champignon que tout le monde voit et que personne ne nomme : ces touffes jaune vif serrées sur une vieille souche, présentes du printemps aux gelées, dans toutes les forêts de France.
Syndrome gastro-intestinal marqué : vomissements et diarrhées 1 à 6 heures après le repas, parfois violents et prolongés, avec atteintes hépatiques transitoires décrites dans les cas sévères. Son amertume intense limite heureusement les quantités ingérées. C'est souvent ce qui évite le pire.
L'hypholome en touffes est le champignon que tout le monde voit et que personne ne nomme : ces touffes jaune vif serrées sur une vieille souche, présentes du printemps aux gelées, dans toutes les forêts de France. Il mérite sa fiche pour une raison précise, c'est le sosie le plus fréquent de tous les comestibles poussant en touffes sur bois : armillaire, pholiote, pleurote. Et il se démasque en deux secondes, par deux caractères que rien ne partage avec eux : sa couleur JAUNE SOUFRE franche et une amertume violente au bout de la langue. C'est aussi la meilleure occasion d'installer le réflexe qui sécurise tout ce groupe : goûter avant de garder.

En TOUFFES DENSES ET NOMBREUSES sur souches, troncs abattus et bois enterré, feuillus comme conifères. Partout, y compris en ville et dans les jardins.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
Probablement le champignon en touffes le plus abondant de France : il colonise toutes les souches, feuillus comme conifères, du printemps aux gelées et jusqu'en plein hiver doux. Impossible de faire une sortie d'automne sans en croiser plusieurs touffes.
Confusion toxique
L'armillaire est couleur MIEL à brun ocré, non jaune soufre, ses lames restent BLANCHÂTRES à crème et son pied porte un ANNEAU BLANC LAINEUX épais. Sa chair n'est pas amère. Deux tests : la couleur des lames et le bout de la langue.
Confusion toxique
La pholiote a un chapeau BRUN MIEL hygrophane bicolore et des lames BRUN CANNELLE, avec un pied mécheux sous l'anneau. L'hypholome est jaune soufre à lames vert olive et sa chair est amère.
Confusion toxique
Chapeau BRIQUE à rouge brunâtre au centre, marge plus pâle, chair peu ou pas amère. Longtemps donné comme comestible, aujourd'hui déconseillé. Tout le genre Hypholoma se laisse.
Confusion toxique
Aucune ressemblance réelle une fois regardé : le pleurote a un chapeau GRIS en coquille, un pied LATÉRAL ou absent, et des lames BLANCHES décurrentes. L'hypholome a un pied central et des lames vert olive.
Vous savez à quoi ressemble hypholome en touffes. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Bon comestibleLe pleurote est le champignon de la mauvaise saison : il sort quand tout le reste a disparu, souvent en décembre ou janvier, en touffes serrées accrochées à un tronc à hauteur d'homme. On le connaît surtout cultivé en barquette, mais le sauvage est bien meilleur, et sa récolte a un avantage rare : il pousse en hauteur, sur du bois, ce qui écarte d'emblée toutes les espèces mortelles de France, qui poussent au sol. Sa forme en coquille d'huître, son pied latéral ou absent et ses lames blanches descendant longuement sur ce pied en font un champignon franchement facile.
Comestible bien cuit uniquementL'armillaire est le champignon des grandes récoltes faciles : des touffes de dizaines d'exemplaires au pied d'une souche, faciles à repérer, faciles à couper, qui remplissent un panier en cinq minutes. C'est aussi le champignon qui envoie le plus de monde aux urgences pour la plus bête des raisons : consommée crue, insuffisamment cuite, ou avec ses pieds coriaces, elle provoque des troubles digestifs marqués. Sa fiche est donc autant une fiche de préparation que d'identification. À retenir aussi : c'est un parasite qui tue les arbres, et sa présence sur un fruitier de jardin est une mauvaise nouvelle bien plus qu'une aubaine.
ToxiqueLa pholiote changeante illustre mieux que toute autre fiche pourquoi ce guide refuse parfois un comestible. C'est un bon champignon, cultivé et vendu en Allemagne et en Europe de l'Est sous le nom de Stockschwämmchen. Mais en forêt française, elle pousse à côté de la galère marginée, qui a la même taille, la même couleur miel, le même chapeau hygrophane et la même façon de pousser en touffes sur du bois mort, et qui tue avec la toxine de l'amanite phalloïde. Le seul critère de terrain fiable est l'aspect du pied SOUS l'anneau : mécheux-écailleux chez la pholiote, lisse chez la galère. C'est un détail de quelques millimètres, et l'enjeu est une greffe de foie.
Bon comestibleLe coprin chevelu est le champignon du bord de route, celui qu'on repère depuis la voiture : un fuseau blanc dressé de quinze centimètres, couvert de mèches retroussées comme une chevelure. Il n'a aucun sosie dangereux (rien d'autre en France n'a cette silhouette) ce qui en fait l'un des meilleurs champignons pour débuter. Sa difficulté n'est pas l'identification mais le timing : il s'autodigère en quelques heures, transformant ses lames en encre noire, si bien que la fenêtre entre « bon » et « bon à jeter » se compte en demi-journées. Deuxième réserve, celle-là sérieuse : il pousse exactement là où les sols sont pollués, et il accumule.