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Retirer les aiguillons des sujets âgés (amertume).
Le pied-de-mouton est le champignon anti-erreur par excellence : ses aiguillons sous le chapeau, de fines pointes souples serrées comme un tapis, ne ressemblent ni à des lames ni à des tubes, et aucune espèce dangereuse n'en porte de semblables. Tardif, abondant et charnu, il sauve les paniers de novembre quand cèpes et girolles ont disparu.

Feuillus et conifères, souvent en groupes, cercles ou lignes dans la mousse et la litière. Espèce tardive qui résiste aux premières petites gelées.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
Donnée du jour
Au 10 septembre, Hauts-de-France présente les meilleures conditions du moment pour pieds-de-mouton, avec 1 terroir au moins en bonne fenêtre sur les 5 suivis pour cette espèce.
Ce classement croise la météo réelle des derniers jours avec la saison propre à pieds-de-mouton et l'affinité de l'espèce au couvert forestier du terroir. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Le pied-de-mouton pousse en groupes, cercles ou lignes dans la mousse et la litière de feuillus (hêtre, chêne) et de conifères (épicéa, sapin), en forêt adulte de préférence. Prospectez de septembre aux premières gelées, en suivant les rangées : le mycélium fructifie souvent sur plusieurs mètres d'affilée. C'est une espèce très commune sur l'ensemble du territoire français, du niveau de la mer jusqu'en moyenne montagne, sans région où il fasse vraiment défaut.
Confusion sans gravité
Petit frère orangé, également comestible : confusion sans aucune conséquence.
Poêlé après avoir jeté l'eau de végétation, en gratin, ou mariné. Sa fermeté supporte très bien les cuissons longues et la congélation après blanchiment.
Il se congèle bien après un blanchiment de quelques minutes, ce qui atténue aussi l'amertume des sujets âgés. Frais, il se garde 3-4 jours au réfrigérateur dans un sac papier. Le séchage est possible mais moins prisé que pour les Cantharellacées : sa chair épaisse met plus de temps à sécher complètement.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Vous savez à quoi ressemble pied-de-mouton. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel

4,8/5
20,05 €
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse en soies de sanglier au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier. Fabriqué en Savoie, le seul de la sélection qu'on retrouve chez les cueilleurs depuis vingt ans.

29,99 €
Les spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique : la récolte tient jusqu'à la maison. Quarante-sept centimètres, la taille d'une vraie sortie de saison, et une anse qui passe au bras.

4,6/5
15,90 €
Un livre papier reste la référence quand le réseau ne passe plus. Plus de 200 espèces, un critère visuel par page. Le nôtre ne remplace jamais une vérification en pharmacie.
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Excellent comestibleMalgré son nom funèbre, qui vient de sa couleur et de sa saison autour de la Toussaint, la trompette de la mort est un comestible remarquable et l'un des plus sûrs qui soient : sa silhouette en entonnoir gris-noir ne ressemble à aucune espèce dangereuse. Toute la difficulté est de la VOIR : parfaitement mimétique dans les feuilles mortes, elle se ramasse par centaines une fois la première repérée.
Bon comestibleQuand tout le monde a rangé les paniers, la chanterelle en tube tapisse encore les mousses de novembre et décembre. Individuellement discrète, elle se ramasse par kilos une fois la troupe repérée. Comme ses cousines girolle et trompette, elle n'a pas de confusion dangereuse : le trio Cantharellacées est le terrain de jeu idéal du cueilleur d'automne prudent.
Excellent comestibleLa chanterelle jaunissante est la récolte de fin d'automne des pinèdes humides : quand les cèpes sont finis et les girolles passées, elle tapisse la mousse par centaines. On la confond volontiers avec la chanterelle en tube, sa cousine plus commune, mais elle s'en distingue par un pied JAUNE ORANGÉ vif et creux, et par une face fertile presque LISSE, à peine ridée, là où la chanterelle en tube porte des plis nets. Son parfum est plus fruité, plus persistant, et elle sèche remarquablement bien. C'est aussi la démonstration qu'une bonne cueillette dépend d'abord du terrain : là où le sol est acide et humide, elle est inépuisable ; ailleurs, on ne la verra jamais.
Bon comestibleLe lactaire délicieux est LE champignon des pinèdes du Sud : des paniers entiers s'en remplissent à l'automne de la Provence au Pays basque. Sa signature est unique en cuisine comme en identification : blessé, il pleure un LAIT ORANGE CAROTTE qui verdit à l'air. Cette réaction, lait orange, jamais blanc, le sépare de tous les lactaires à éviter.