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Excellent comestible, au parfum plus prononcé que la chanterelle en tube, et l'une des cueillettes les plus sûres du guide : le genre des chanterelles n'a pas de sosie mortel en France, et le seul piège réel — le clitocybe de l'olivier — pousse en touffes sur bois et non au sol dans la mousse.
La chanterelle jaunissante est la récolte de fin d'automne des pinèdes humides : quand les cèpes sont finis et les girolles passées, elle tapisse la mousse par centaines. On la confond volontiers avec la chanterelle en tube, sa cousine plus commune, mais elle s'en distingue par un pied JAUNE ORANGÉ vif et creux, et par une face fertile presque LISSE — à peine ridée, là où la chanterelle en tube porte des plis nets. Son parfum est plus fruité, plus persistant, et elle sèche remarquablement bien. C'est aussi la démonstration qu'une bonne cueillette dépend d'abord du terrain : là où le sol est acide et humide, elle est inépuisable ; ailleurs, on ne la verra jamais.

Forêts de conifères humides sur sol acide, tourbeux ou sableux, souvent dans les sphaignes, les mousses et les myrtilles. En troupes très nombreuses, tard en saison.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs — voir la note.
Liée aux pinèdes et pessières humides sur sol acide ou tourbeux, souvent dans les sphaignes : abondante dans les Landes, le Massif central, les Vosges, le Jura et les Pyrénées, mais absente des régions sans conifères sur sol acide. Là où elle pousse, elle tapisse le sol par centaines.
Confusion sans gravité
Confusion sans aucun enjeu, les deux étant excellentes. La chanterelle en tube a des PLIS nets, épais et fourchus, GRIS à gris brunâtre, et un pied jaune pâle à brunâtre. La jaunissante a une face presque lisse et un pied JAUNE ORANGÉ VIF.
Confusion sans gravité
Comestible médiocre pouvant causer des troubles digestifs. Elle a de VRAIES LAMES fines, serrées et fourchues, une chair molle, et pousse souvent sur bois pourri ou aiguilles. Les chanterelles ont des plis ou une face ridée, jamais de vraies lames.
Confusion toxique
Toxique. Il pousse EN TOUFFES sur souches et racines, jamais isolé au sol dans la mousse, il est ORANGE VIF à reflets olivâtres de part en part, et il porte de vraies lames serrées. La jaunissante pousse au sol, isolée ou en troupes, et sa face fertile est lisse.
Confusion toxique
Le paxille a de vraies LAMES ocre qui SE DÉTACHENT du chapeau au doigt et se tachent de brun rouille, et sa marge est épaisse et enroulée. Les chanterelles n'ont pas de lames détachables et ne brunissent pas au toucher.
Poêlée à feu vif pour évacuer l'eau, puis beurre et persil. Sa finesse convient particulièrement aux omelettes et aux sauces. Elle SÈCHE remarquablement bien et concentre son parfum fruité — c'est la meilleure des chanterelles à mettre en bocal.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique — une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Le coin matériel
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier.
Voir sur AmazonLes spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique — la récolte tient jusqu'à la maison.
Voir sur AmazonPour aller plus loin que cette fiche : variations de forme, sosies régionaux et recettes propres à cette espèce.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonUne bonne journée dépasse toujours ce qu'on peut manger dans la semaine. Séché, le surplus se garde des années et concentre le goût.
Voir sur AmazonLe panier occupe une main ; le sac porte l'eau, le coupe-vent et le guide. Trente litres suffisent, avec un dos aéré pour les montées.
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Excellent comestibleLe cèpe de Bordeaux est le champignon le plus recherché de France. Il fructifie par « pousses » spectaculaires 8 à 12 jours après un épisode pluvieux suivi de douceur, de la fin de l'été aux premières gelées. Mycorhizien, il vit associé aux racines de son arbre hôte : un bon coin à cèpes reste productif des décennies tant que la forêt ne change pas — d'où le secret farouche qui entoure les meilleures places.
Excellent comestibleLe cèpe d'été ouvre la saison des « gros pieds » : dès la fin mai les bonnes années, il répond aux orages là où le cèpe de Bordeaux attendra septembre. Très proche de son cousin en qualité, il s'en distingue par un chapeau mat et sec (jamais luisant), une chair plus tendre et un réseau qui couvre presque tout le pied. Défaut connu : véreux plus vite que tout autre cèpe — le contrôle sur coupe est systématique.
Excellent comestibleLe bronzé est le cèpe des cueilleurs du Sud, et celui que les autres leur envient. Son chapeau brun très sombre, presque noir et finement velouté, se confond avec la litière au point qu'on le trouve souvent du pied avant de le voir. Il partage tous les caractères rassurants du genre — tubes blancs, chair blanche immuable, pas de rouge sur le pied — ce qui le rend aussi sûr que ses cousins. Sa seule difficulté est géographique : au nord de la Loire, ce que l'on prend pour un bronzé est presque toujours un cèpe de Bordeaux à chapeau foncé.
Excellent comestibleLe cèpe des pins complète le quatuor des grands cèpes français, aux côtés du Bordeaux, de l'été et du bronzé. On le reconnaît à sa teinte : son chapeau tire franchement sur le ROUGE BRIQUE ou l'acajou, là où les autres restent bruns, et son pied trapu se teinte de rougeâtre. C'est le plus montagnard et le plus tardif des quatre — il donne encore en novembre dans les pessières, quand les chênaies de plaine sont vides. Il partage tous les caractères rassurants du groupe : tubes blancs puis jaunes, chair blanche immuable, pas un gramme de rouge sur les tubes ni de bleuissement.