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En bref
Chanterelle jaunissante (Craterellus lutescens) : excellent comestible.
Saison de septembre à décembre.
La chanterelle jaunissante est la récolte de fin d'automne des pinèdes humides : quand les cèpes sont finis et les girolles passées, elle tapisse la mousse par centaines.
Excellent comestible, au parfum plus prononcé que la chanterelle en tube, et l'une des cueillettes les plus sûres du guide : le genre des chanterelles n'a pas de sosie mortel en France, et le seul piège réel (le clitocybe de l'olivier) pousse en touffes sur bois et non au sol dans la mousse.
La chanterelle jaunissante est la récolte de fin d'automne des pinèdes humides : quand les cèpes sont finis et les girolles passées, elle tapisse la mousse par centaines. On la confond volontiers avec la chanterelle en tube, sa cousine plus commune, mais elle s'en distingue par un pied JAUNE ORANGÉ vif et creux, et par une face fertile presque LISSE, à peine ridée, là où la chanterelle en tube porte des plis nets. Son parfum est plus fruité, plus persistant, et elle sèche remarquablement bien. C'est aussi la démonstration qu'une bonne cueillette dépend d'abord du terrain : là où le sol est acide et humide, elle est inépuisable ; ailleurs, on ne la verra jamais.

Forêts de conifères humides sur sol acide, tourbeux ou sableux, souvent dans les sphaignes, les mousses et les myrtilles. En troupes très nombreuses, tard en saison.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Liée aux pinèdes et pessières humides sur sol acide ou tourbeux, souvent dans les sphaignes : abondante dans les Landes, le Massif central, les Vosges, le Jura et les Pyrénées, mais absente des régions sans conifères sur sol acide. Là où elle pousse, elle tapisse le sol par centaines.
Donnée du jour
Au 13 septembre, Jura présente les meilleures conditions du moment pour girolles, avec 1 terroir au moins en bonne fenêtre sur les 5 suivis pour cette espèce.
Ce classement croise la météo réelle des derniers jours avec la saison propre à girolles et l'affinité de l'espèce au couvert forestier du terroir. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, l'air sec en surface, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Confusion sans gravité
Confusion sans aucun enjeu, les deux étant excellentes. La chanterelle en tube a des PLIS nets, épais et fourchus, GRIS à gris brunâtre, et un pied jaune pâle à brunâtre. La jaunissante a une face presque lisse et un pied JAUNE ORANGÉ VIF.
Confusion sans gravité
Comestible médiocre pouvant causer des troubles digestifs. Elle a de VRAIES LAMES fines, serrées et fourchues, une chair molle, et pousse souvent sur bois pourri ou aiguilles. Les chanterelles ont des plis ou une face ridée, jamais de vraies lames.
Confusion toxique
Toxique. Il pousse EN TOUFFES sur souches et racines, jamais isolé au sol dans la mousse, il est ORANGE VIF à reflets olivâtres de part en part, et il porte de vraies lames serrées. La jaunissante pousse au sol, isolée ou en troupes, et sa face fertile est lisse.
Confusion toxique
Le paxille a de vraies LAMES ocre qui SE DÉTACHENT du chapeau au doigt et se tachent de brun rouille, et sa marge est épaisse et enroulée. Les chanterelles n'ont pas de lames détachables et ne brunissent pas au toucher.
Poêlée à feu vif pour évacuer l'eau, puis beurre et persil. Sa finesse convient particulièrement aux omelettes et aux sauces. Elle SÈCHE remarquablement bien et concentre son parfum fruité : c'est la meilleure des chanterelles à mettre en bocal.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Vous savez à quoi ressemble chanterelle jaunissante. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier.
Voir sur AmazonLes spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique, la récolte tient jusqu'à la maison.
Voir sur AmazonPour aller plus loin que cette fiche : variations de forme, sosies régionaux et recettes propres à cette espèce.
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Excellent comestiblePremière grande comestible de l'année après les morilles, la girolle sort dès juin avec les orages d'été et donne jusqu'en octobre. Sa couleur jaune d'œuf, son parfum fruité d'abricot et sa chair ferme qui ne se mange jamais véreuse en font l'un des champignons les plus sûrs et les plus réguliers pour débuter, à condition de maîtriser sa seule vraie confusion.
Bon comestibleQuand tout le monde a rangé les paniers, la chanterelle en tube tapisse encore les mousses de novembre et décembre. Individuellement discrète, elle se ramasse par kilos une fois la troupe repérée. Comme ses cousines girolle et trompette, elle n'a pas de confusion dangereuse : le trio Cantharellacées est le terrain de jeu idéal du cueilleur d'automne prudent.
ToxiqueLe paxille enroulé est la meilleure leçon de mycologie moderne : il a figuré pendant des décennies dans les livres comme comestible après cuisson, il était vendu sur les marchés d'Europe centrale, et il est aujourd'hui classé toxique mortel. Ce qui a changé n'est pas le champignon mais la compréhension de son mécanisme : une sensibilisation immunitaire progressive qui frappe sans prévenir, parfois au vingtième repas. Cela en fait aussi la réfutation la plus nette de l'argument le plus répandu chez les cueilleurs : « j'en mange depuis trente ans ». Avec cette espèce, trente ans d'habitude ne sont pas une preuve d'innocuité, ils sont l'accumulation du risque.
ToxiqueLe clitocybe de l'olivier est la confusion sérieuse de la girolle dans la moitié sud : même gamme orangée, mêmes bois parfois. Deux différences le trahissent immédiatement : il pousse en TOUFFES SERRÉES sur le bois (souches, pieds d'arbres), jamais isolé au sol dans la mousse, et il porte de vraies lames fines. Curiosité : ses lames sont bioluminescentes. Elles émettent une faible lueur verte dans l'obscurité totale.