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Normandie · dép. 14, 27, 61, 76, 50
Défavorable
Score du jour
Conditions défavorables pour les pieds-de-mouton en Normandie
Calculé le à partir des pluies et des températures réellement relevées sur le terroir. Le chiffre est décliné pour l'espèce : sa saison propre et son affinité au couvert du terroir (feuillus) modulent le score général du secteur, qui est de 4 aujourd'hui.
Normandie fait partie des terroirs réputés pour cette espèce, et ce n'est pas qu'une affaire de tradition : les essences communes à l'espèce et au terroir sont hêtre, chêne, épicéa. Le pied-de-mouton pousse en groupes, cercles ou lignes dans la mousse et la litière de feuillus (hêtre, chêne) et de conifères (épicéa, sapin), en forêt adulte de préférence. Prospectez de septembre aux premières gelées, en suivant les rangées : le mycélium fructifie souvent sur plusieurs mètres d'affilée. C'est une espèce très commune sur l'ensemble du territoire français, du niveau de la mer jusqu'en moyenne montagne, sans région où il fasse vraiment défaut.
Les grandes hêtraies domaniales (Lyons, Brotonne, Écouves, Andaine) sont parmi les plus belles futaies de hêtre d'Europe, et le hêtre est l'arbre des trompettes et des cèpes de Bordeaux. Sols limoneux profonds, la réserve d'eau tient longtemps, la saison résiste mieux aux coups de sec que dans le Sud.
À l'échelle de la France, la saison des pieds-de-mouton court de septembre à janvier. Ici la saison démarre environ cinq jours plus tard qu'ailleurs en France, mais elle se prolonge d'autant. Le mois de départ à viser sur place est donc plutôt septembre.
Les pluies arrivent tôt et reviennent souvent : les pousses démarrent dès septembre et la douceur de l'hiver prolonge la saison jusqu'aux fêtes.
Le score ci-dessus vaut pour le terroir entier. Ces fiches détaillent la fenêtre jour par jour autour d'une ville, avec l'épisode pluvieux qui l'a déclenchée.
Partout ailleurs, la règle de base reste la même : en forêt privée, la cueillette suppose l'accord du propriétaire ; en forêt domaniale, elle est tolérée pour la consommation familiale, dans une limite usuelle de 5 litres par personne et par jour, sauf arrêté local plus strict. Le détail par situation.
Le score affiché en haut de page ne sort pas d'une boîte noire. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Cet outil vous est utile ?