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Quand tout le monde a rangé les paniers, la chanterelle en tube tapisse encore les mousses de novembre et décembre. Individuellement discrète, elle se ramasse par kilos une fois la troupe repérée. Comme ses cousines girolle et trompette, elle n'a pas de confusion dangereuse : le trio Cantharellacées est le terrain de jeu idéal du cueilleur d'automne prudent.

Forêts moussues et humides de conifères et de hêtres, sur sol acide, en troupes souvent immenses. Très tardive, elle pousse jusqu'aux vraies gelées et sous la neige légère.
Très commun
Vous en croiserez presque à chaque sortie de saison.
Donnée du jour
Au 10 septembre, aucun des terroirs suivis pour chanterelles en tube n'atteint une fenêtre bonne ou très favorable : il faut attendre une prochaine pluie, ou l'ouverture de la saison.
Ce classement croise la météo réelle des derniers jours avec la saison propre à chanterelles en tube et l'affinité de l'espèce au couvert forestier du terroir. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →La chanterelle en tube pousse dans les tapis de mousse humide, sous épicéas, sapins et hêtres, sur sol acide et frais. Cherchez-la à l'ombre, sur les versants nord et dans les zones où la mousse reste verte tout l'automne, en forêt adulte plutôt qu'en jeune plantation. Elle est abondante dans le Massif central, les Vosges, le Jura et les Alpes, souvent entre 400 et 1200 m d'altitude. Repérez les pieds jaunes à contre-jour : une fois une place trouvée, la troupe s'étend sur plusieurs mètres.
Toutes les régions où trouver chanterelle en tube →Confusion sans gravité
Également excellente, pied jaune-orangé vif et face externe presque lisse : confusion sans conséquence, les deux se cuisinent pareil.
Fricassée, tartes salées et poêlées : sa saveur douce accompagne sans dominer. Sèche remarquablement bien et se réhydrate en quelques minutes.
La chanterelle en tube est l'une des meilleures espèces à sécher : coupée en morceaux et étalée à basse température, elle conserve l'essentiel de son goût et se réhydrate en 10-15 minutes. Elle se congèle aussi crue, sans blanchiment, pour les fricassées d'hiver. Fraîche, elle se garde 3-4 jours au réfrigérateur dans un sac papier.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Vous savez à quoi ressemble chanterelle en tube. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel

4,8/5
20,05 €
Lame courbe pour couper au ras sans arracher le mycélium, brosse en soies de sanglier au bout du manche pour nettoyer sur place plutôt que dans l'évier. Fabriqué en Savoie, le seul de la sélection qu'on retrouve chez les cueilleurs depuis vingt ans.

29,99 €
Les spores retombent en chemin par les claies, et rien ne fermente comme dans un sac plastique : la récolte tient jusqu'à la maison. Quarante-sept centimètres, la taille d'une vraie sortie de saison, et une anse qui passe au bras.

4,6/5
15,90 €
Un livre papier reste la référence quand le réseau ne passe plus. Plus de 200 espèces, un critère visuel par page. Le nôtre ne remplace jamais une vérification en pharmacie.
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Excellent comestibleLa chanterelle jaunissante est la récolte de fin d'automne des pinèdes humides : quand les cèpes sont finis et les girolles passées, elle tapisse la mousse par centaines. On la confond volontiers avec la chanterelle en tube, sa cousine plus commune, mais elle s'en distingue par un pied JAUNE ORANGÉ vif et creux, et par une face fertile presque LISSE, à peine ridée, là où la chanterelle en tube porte des plis nets. Son parfum est plus fruité, plus persistant, et elle sèche remarquablement bien. C'est aussi la démonstration qu'une bonne cueillette dépend d'abord du terrain : là où le sol est acide et humide, elle est inépuisable ; ailleurs, on ne la verra jamais.
Excellent comestibleMalgré son nom funèbre, qui vient de sa couleur et de sa saison autour de la Toussaint, la trompette de la mort est un comestible remarquable et l'un des plus sûrs qui soient : sa silhouette en entonnoir gris-noir ne ressemble à aucune espèce dangereuse. Toute la difficulté est de la VOIR : parfaitement mimétique dans les feuilles mortes, elle se ramasse par centaines une fois la première repérée.
Excellent comestiblePremière grande comestible de l'année après les morilles, la girolle sort dès juin avec les orages d'été et donne jusqu'en octobre. Sa couleur jaune d'œuf, son parfum fruité d'abricot et sa chair ferme qui ne se mange jamais véreuse en font l'un des champignons les plus sûrs et les plus réguliers pour débuter, à condition de maîtriser sa seule vraie confusion.
Bon comestibleLe pied-de-mouton est le champignon anti-erreur par excellence : ses aiguillons sous le chapeau, de fines pointes souples serrées comme un tapis, ne ressemblent ni à des lames ni à des tubes, et aucune espèce dangereuse n'en porte de semblables. Tardif, abondant et charnu, il sauve les paniers de novembre quand cèpes et girolles ont disparu.