La coulemelle fermée en « baguette de tambour » et la jeune amanite phalloïde encore engainée ont, de loin, la même silhouette pâle et dressée. La distinction est facile une fois le champignon DÉTERRÉ en entier, et c'est précisément le geste que l'on saute quand on cueille au couteau, à ras du sol.
1La base du pied, déterrée entièrement : nue et bulbeuse chez la coulemelle, engainée dans une VOLVE en sac blanc chez l'amanite. Un pied coupé à ras ne permet plus de trancher.
2Le chapeau : couvert de grosses ÉCAILLES brunes détachées sur fond crème chez la coulemelle, lisse, soyeux, vert olive à jaunâtre (parfois presque blanc) chez l'amanite.
3L'anneau : double et COULISSANT chez la coulemelle, membraneux en jupe, fixe, chez l'amanite.
4Les lames : blanches chez les deux, ce critère ne sert à rien ici, et c'est le piège qui coûte cher.
Lames BLANCHES, libres, serrées, restant blanches à tout âge.
Pied
Coulemelle
20 à 40 cm, élancé, chiné de brun comme une peau de serpent, bulbeux à la base, avec un anneau double COULISSANT (il se déplace le long du pied).
Amanite phalloïde
Blanc chiné de vert pâle, avec un ANNEAU membraneux en jupe et une VOLVE en sac membraneuse à la base, souvent enterrée : il faut déterrer le pied pour la voir.
Chair
Coulemelle
Blanche, mince, souple dans le chapeau, fibreuse dans le pied.
Amanite phalloïde
Blanche, ne changeant pas de couleur.
Odeur
Coulemelle
Douce, de noisette.
Amanite phalloïde
Faible puis désagréable, de rose fanée, mielleuse chez les vieux sujets.
Habitat
Coulemelle
Prairies, lisières, clairières herbeuses, bords de chemins et pâturages, souvent en groupes ou en cercles, jusqu'en moyenne montagne.
Amanite phalloïde
Forêts de feuillus, surtout sous chênes et hêtres, en plaine comme en colline. Commune dans toute la France : elle pousse dans les MÊMES bois, au MÊME moment que cèpes et girolles.
Critère
Coulemelle
Amanite phalloïde
Chapeau
10 à 30 cm, d'abord fermé en « baguette de tambour », puis étalé en parasol, crème couvert de grosses écailles brunes, avec un mamelon central sombre.
5 à 15 cm, vert olivâtre à jaune verdâtre (parfois blanc), lisse, soyeux, à fibrilles rayonnantes innées, marge non striée.
Lames BLANCHES, libres, serrées, restant blanches à tout âge.
Pied
20 à 40 cm, élancé, chiné de brun comme une peau de serpent, bulbeux à la base, avec un anneau double COULISSANT (il se déplace le long du pied).
Blanc chiné de vert pâle, avec un ANNEAU membraneux en jupe et une VOLVE en sac membraneuse à la base, souvent enterrée : il faut déterrer le pied pour la voir.
Chair
Blanche, mince, souple dans le chapeau, fibreuse dans le pied.
Blanche, ne changeant pas de couleur.
Odeur
Douce, de noisette.
Faible puis désagréable, de rose fanée, mielleuse chez les vieux sujets.
Habitat
Prairies, lisières, clairières herbeuses, bords de chemins et pâturages, souvent en groupes ou en cercles, jusqu'en moyenne montagne.
Forêts de feuillus, surtout sous chênes et hêtres, en plaine comme en colline. Commune dans toute la France : elle pousse dans les MÊMES bois, au MÊME moment que cèpes et girolles.
Questions fréquentes
Comment ne pas confondre une coulemelle avec une amanite phalloïde ?
En déterrant la base entière du pied : elle est nue et bulbeuse chez la coulemelle, engainée dans une VOLVE blanche en sac chez l'amanite. Le chapeau confirme : grosses écailles brunes détachées sur fond crème chez la coulemelle, surface lisse et soyeuse, vert olive à jaunâtre, chez l'amanite.
Les lames blanches sont-elles un bon critère ?
Non, et c'est le piège qui coûte cher sur cette paire précise : les deux espèces ont des lames blanches qui restent blanches. Ce critère, utile face à un rosé des prés, ne sert strictement à rien ici. Ce sont la base du pied et l'anneau coulissant qui tranchent.
Faut-il déterrer la coulemelle ?
Oui, systématiquement. Un pied coupé au ras du sol emporte l'information décisive : on ne peut plus voir si la base portait une volve. Le geste vaut pour toute cueillette de champignon à lames blanches.
Savoir quand y aller
Une fois le doute levé, reste la question du moment. Le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.