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En bref
Cortinaire violet (Cortinarius violaceus) : comestible bien cuit uniquement.
Saison de septembre à novembre.
Le cortinaire violet doit sa fiche à sa couleur : un violet intense et uniforme, du chapeau au pied, que ne partage dans nos forêts aucune autre grande espèce, sinon le pied bleu, dont l'odeur de cuir et de bois de cèdre le distingue aussitôt.
Déconseillé aux cueilleurs non confirmés : confusion possible avec le cortinaire des montagnes et le cortinaire couleur de rocou, tous deux mortels par l'orellanine. Sur le plan gustatif, les sources divergent : MycoDB le classe « sans intérêt », Wikipédia le dit comestible médiocre qui colore et parfume fortement les plats, et certains auteurs anglophones le donnent carrément pour non comestible, avec une saveur amère même cuit. Rien qui justifie de prendre un risque de confusion dans ce genre pour un résultat aussi incertain en cuisine.
Le cortinaire violet doit sa fiche à sa couleur : un violet intense et uniforme, du chapeau au pied, que ne partage dans nos forêts aucune autre grande espèce, sinon le pied bleu, dont l'odeur de cuir et de bois de cèdre le distingue aussitôt. C'est justement ce qui en fait un cas à part : il appartient au genre Cortinarius, qui compte des espèces mortelles comme le cortinaire couleur de rocou et le cortinaire des montagnes, et sa couleur spectaculaire ne change rien à la règle qui protège de ce genre entier. Comestible selon les sources qui l'ont goûté, mais franchement médiocre, voire jugé non comestible par certains auteurs, il n'a aucun intérêt culinaire qui justifierait de prendre un risque d'identification.

Sous feuillus (hêtre, bouleau, chêne, tremble) et parfois sous conifères, en automne, sur des sols pauvres à assez riches, souvent dans l'herbe des sous-bois clairs.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Les sources la disent « pas très commune » (Wikipédia FR) et « pas commune nulle part en Europe » (Wikipédia EN), tout en la donnant largement distribuée sur le continent : une présence diffuse plutôt qu'une abondance. Aucun chiffre propre à la France dans les sources consultées, et son déclin est documenté dans les îles Britanniques, où elle est classée menacée : une raison de plus de la laisser sur place plutôt que de la cueillir pour un intérêt culinaire médiocre.
Le cortinaire violet pousse en automne sous les feuillus (hêtre, bouleau, tremble, parfois chêne), plus rarement sous conifères, sur des sols pauvres à assez riches et souvent herbeux. Il n'est pas très commun mais largement distribué en France comme dans le reste de l'Europe : une trouvaille de saison plutôt qu'une récolte assurée. Sa couleur violet intense le rend repérable de loin dans la litière et la mousse, à condition de ne jamais s'y fier seule pour le ramasser.
Confusion MORTELLE
Le rocou est roux orangé à mamelon pointu, jamais violet, avec des lames rouille dès la jeunesse. Le cortinaire violet reste violet foncé tant qu'il est jeune et ne roussit qu'à pleine maturité, sous l'effet de sa propre sporée. Cette différence de calendrier ne suffit pas à sécuriser une identification de débutant : dans ce genre, la prudence porte sur l'ensemble, pas sur la nuance du jour.
Confusion MORTELLE
Même famille de risque que le rocou : chapeau roux orangé et lames rouille dès la jeunesse, sous feuillus acides. Le cortinaire violet ne partage avec lui que la cortine, commune à tout le genre ; sa couleur violette et son odeur de cuir et de cèdre le distinguent nettement, mais seul un cueilleur expérimenté doit s'y fier pour écarter un cortinaire.
Confusion sans gravité
Le pied bleu garde des lames lilas toute sa vie et une odeur de fleur d'oranger, sans jamais de cortine, quand le cortinaire violet en porte une à l'état jeune et voit ses lames roussir avec l'âge sous l'effet de la sporée. Confusion sans danger entre ces deux espèces prises isolément : le pied bleu est lui-même comestible une fois cuit, et Wikipédia note qu'il n'est jamais aussi violet que le cortinaire. Le vrai risque reste ailleurs : se fier à la seule teinte violette pour cueillir un « pied bleu » expose à ramasser n'importe quel autre cortinaire du même ton, y compris les deux espèces mortelles citées plus haut.
Confusion sans gravité
Beaucoup plus petit et grêle que le cortinaire violet, à lames épaisses et très espacées : un petit champignon violet sans intérêt culinaire particulier, mais sans aucun danger en cas de confusion.
Toujours bien cuit et en petite quantité : sa saveur reste médiocre voire amère pour beaucoup de cueilleurs, et il colore et parfume fortement (cuir, cèdre) tout ce qui cuit avec lui. Un champignon de curiosité plus qu'une vraie prise de panier.
Au-delà de ce qu'on mange dans la semaine : le séchage garde le surplus des années en concentrant le goût, et une poêle en fonte évite le défaut classique, une poêlée qui bout dans son eau au lieu de saisir.
Le coin matériel

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Vous savez à quoi ressemble cortinaire violet. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Une bonne journée dépasse toujours ce qu'on mange dans la semaine. Séché, le surplus se garde des années et concentre le goût.

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