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En bref
Amanite proxima (Amanita proxima) : non classé mortel ici, mais toxique : à ne jamais consommer.
Saison de septembre à décembre.
L'amanite proxima est un problème typiquement méditerranéen, et un bon exemple de confusion qui n'existe que dans une région.
Syndrome PROXIMIEN : insuffisance rénale aiguë survenant 1 à 4 jours après le repas, précédée de troubles digestifs vers la 8e-12e heure. Elle impose souvent plusieurs séances de dialyse, mais la fonction rénale récupère généralement en une à trois semaines, contrairement à l'orellanine du cortinaire, dont les dégâts sont définitifs. Reste une intoxication grave, régulièrement observée sur le pourtour méditerranéen.
L'amanite proxima est un problème typiquement méditerranéen, et un bon exemple de confusion qui n'existe que dans une région. Elle est grande, blanche et charnue, comme l'amanite ovoïde que l'on ramasse traditionnellement dans le Midi. Elle pousse dans les mêmes chênaies vertes, à la même saison, et les deux se ressemblent au point que la distinction repose sur un seul caractère : la COULEUR DE LA VOLVE. Blanche et épaisse chez l'ovoïde, ROUSSE ou ocrée chez la proxima. C'est peu, et c'est pourquoi ce guide, hors du Midi, recommande simplement de ne ramasser aucune grande amanite blanche.

Bois clairs méditerranéens sur calcaire : chênes verts, chênes-lièges, pins d'Alep, garrigues et maquis. En automne, souvent après les premières pluies.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Strictement méditerranéenne : chênaies vertes, pinèdes et garrigues du Midi, de la Provence à la Corse et au Roussillon, sur sol calcaire. Inconnue au nord de la Loire. Sa dangerosité tient à un fait local : dans le Midi, l'amanite ovoïde, comestible, est une espèce traditionnellement ramassée, et la proxima pousse dans les mêmes bois.
Confusion toxique
LA confusion, et elle tient à un seul caractère : la VOLVE. Blanche, épaisse et molle chez l'ovoïde comestible ; ROUSSE ou ocrée chez la proxima, avec un anneau souvent taché de roux. Il faut donc déterrer entièrement la base et regarder la couleur, sur CHAQUE exemplaire. Une volve teintée de roux condamne la pièce.
Confusion MORTELLE
Mortelle. Volve BLANCHE en sac mince, chapeau souvent teinté de verdâtre ou d'olivâtre au centre, odeur douceâtre de rose fanée en vieillissant. Toute grande amanite blanche à volve mérite d'être laissée par qui n'est pas spécialiste.
Confusion toxique
Les agarics ont des lames ROSES puis BRUN CHOCOLAT et n'ont JAMAIS de volve. L'amanite garde des lames blanches et possède une volve. Lames blanches + volve = on ne touche pas.
Vous savez à quoi ressemble amanite proxima. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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MORTELL'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches. Son piège le plus cruel : les symptômes n'apparaissent que 6 à 24 h après le repas, quand les toxines ont déjà attaqué le foie. Toute suspicion d'ingestion = centre antipoison immédiatement (le 15), sans attendre les symptômes.
ToxiqueL'amanite ovoïde est une grande amanite blanche du Midi, charnue et imposante, que l'on ramasse depuis toujours sur le pourtour méditerranéen. Elle sort d'un gros œuf blanc (d'où son nom) et son chapeau peut atteindre 25 cm. Sa fiche existe pour une raison qui n'a rien à voir avec ses qualités : depuis que l'amanite proxima a été distinguée, dans les années 1980, on sait que la « grande amanite blanche du Midi » recouvrait en réalité deux espèces, dont l'une envoie en dialyse. La distinction repose sur la couleur de la volve, blanche chez l'une, rousse chez l'autre. C'est un caractère réel et observable, mais unique, et ce guide considère qu'un critère unique ne suffit pas quand l'erreur coûte les reins.
Excellent comestibleL'oronge est le seul champignon dont l'Antiquité a fait un plat impérial, et sa réputation n'a pas faibli. Elle sort d'un œuf blanc qui s'ouvre sur un chapeau orange lisse, et sa chair douce se mange crue. C'est aussi la fiche que ce guide publie avec le plus de précautions : elle appartient au genre qui contient l'amanite phalloïde, elle pousse dans les mêmes bois que l'amanite tue-mouches, et elle est absente de la moitié du pays. Le lecteur du Nord qui apprend à la reconnaître a surtout appris à identifier une amanite orangée, et statistiquement, celle qu'il croisera sera un tue-mouches.
Comestible bien cuit uniquementLa golmotte est un cas particulier dans ce guide : un bon comestible traditionnel, très répandu, que nous documentons surtout pour que personne ne la ramasse à la légère. Elle se reconnaît par un caractère unique et fiable : sa chair rougit à la cassure, au froissement, et partout où une limace ou un ver l'a entamée. Ce rougissement est le seul critère qui la sépare de l'amanite panthère, toxique, avec laquelle elle partage la taille, la couleur, les bois et la saison. Quiconque n'a pas le réflexe de casser le pied de chaque exemplaire ne devrait pas la mettre au panier.