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En bref
Inocybe de Patouillard (Inocybe erubescens) : oui, mortel, mortel : à ne jamais consommer.
Saison d'avril à juillet.
L'inocybe de Patouillard est le champignon qui rend la cueillette de printemps dangereuse.
Le plus toxique des inocybes : syndrome muscarinien MAJEUR en 15 minutes à 2 heures, avec sueurs profuses, salivation et larmoiement, myosis, vomissements, bradycardie et chute de tension. Des décès sont documentés, en particulier chez l'enfant et la personne cardiaque. Un antidote existe (atropine), ce qui rend l'appel immédiat au 15 déterminant.
L'inocybe de Patouillard est le champignon qui rend la cueillette de printemps dangereuse. Il est de taille moyenne, blanchâtre, et il pousse dans les prairies, les parcs et les lisières calcaires au moment précis où l'on cherche les mousserons de la Saint-Georges (mêmes places, mêmes semaines, même allure pâle). Il possible heureusement un caractère spectaculaire et sans ambiguïté : il ROUGIT. Partout où on le touche, où on le froisse, où une limace l'a entamé, sa chair blanche se tache de rouge carmin vif. Ce rougissement est l'inverse exact de celui de la golmotte : ici, il ne rassure pas, il condamne.

Lisières, parcs, jardins, allées d'arbres et bois clairs sur sol calcaire, souvent en groupes dans l'herbe ou la litière. Printemps et début d'été.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Lié aux sols CALCAIRES sous feuillus : lisières, parcs, allées de tilleuls et de charmes, chênaies de coteaux. Fréquent dans la moitié sud et les régions calcaires, rare ou absent sur terrain acide. Il sort au PRINTEMPS et en début d'été, exactement dans la fenêtre du mousseron de la Saint-Georges.
Confusion MORTELLE
La confusion qui tue au printemps. Le mousseron a une chair BLANCHE IMMUABLE, des lames BLANCHES restant blanches, et une forte odeur de FARINE FRAÎCHE. L'inocybe ROUGIT, ses lames deviennent BRUN TERREUX et son odeur est désagréable. Trois critères concordants : la moindre tache rouge condamne la récolte entière.
Confusion MORTELLE
Le rosé a des lames ROSES puis BRUN CHOCOLAT et un ANNEAU sur le pied. L'inocybe n'a jamais d'anneau et son chapeau est fibrilleux-soyeux, souvent fendu.
Confusion MORTELLE
Le genre entier est à écarter : la plupart des inocybes sont muscariniens et aucun n'est comestible. Chapeau fibrilleux-soyeux souvent fendu + lames devenant brun terreux + odeur spermatique = on ne ramasse pas, sans chercher l'espèce.
Vous savez à quoi ressemble inocybe de patouillard. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Bon comestibleCousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et fermé, il peut ressembler à une jeune amanite phalloïde ou à une amanite blanche, la vérification des lames et de la base du pied est obligatoire à CHAQUE spécimen.
Bon comestibleLe mousseron de printemps ouvre la saison des champignons de prairie, presque en même temps que les morilles, et il a un avantage considérable sur elles : il pousse en ronds serrés, si bien qu'un seul bon rond remplit un panier. Sa chair blanche épaisse et son odeur puissante de farine fraîche le rendent facile à reconnaître pour qui a le nez. Sa cueillette demande cependant deux vigilances : c'est l'un des rares comestibles de printemps, donc on le cherche à une saison où l'on est peu attentif, et son sosie de prairie, l'entolome livide, sort plus tard mais l'inocybe de Patouillard, lui, sort en même temps.
MORTELL'amanite printanière est la phalloïde de la mauvaise saison. Entièrement blanche, elle sort au printemps dans les bois chauds du Sud, à un moment de l'année où le cueilleur ne se méfie pas des amanites. Il cherche des morilles, des mousserons, des champignons de prairie. Elle possède la toxine la plus meurtrière de la mycologie et pratiquement aucun signe distinctif d'alerte : ni couleur vive, ni odeur repoussante, ni chair changeante. Sa fiche impose donc la même règle que l'amanite vireuse, et cette règle est la plus rentable de tout ce guide : aucun champignon blanc à lames blanches ne va au panier sans que sa base ait été entièrement déterrée.
MORTELLa galère marginée est la démonstration qu'un champignon mortel n'a pas besoin d'être gros ni spectaculaire. C'est un petit champignon brun-miel banal, en touffes sur une souche, exactement ce que personne ne regarde. Elle tue par deux chemins : la confusion avec les pholiotes changeantes, que des cueilleurs récoltent en touffes sur les mêmes souches, et la cueillette de « petits champignons » par des amateurs de psilocybes. Elle explique pourquoi la règle « aucun petit champignon brun ne va au panier » n'est pas un excès de prudence mais une nécessité : les petits bruns forment des centaines d'espèces indiscernables sur le terrain, dont celle-ci.