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En bref
Amanite printanière (Amanita verna) : oui, mortel, mortel : à ne jamais consommer.
Saison d'avril à juillet.
L'amanite printanière est la phalloïde de la mauvaise saison.
SYNDROME PHALLOÏDIEN (amatoxines), au même titre et à la même concentration que l'amanite phalloïde : hépatite fulminante après 6 à 24 heures de latence, avec l'accalmie trompeuse du deuxième jour pendant que le foie se détruit. Un seul chapeau tue un adulte. Elle est considérée par de nombreux auteurs comme une simple forme blanche de la phalloïde : la distinction est botanique, le pronostic est identique.
L'amanite printanière est la phalloïde de la mauvaise saison. Entièrement blanche, elle sort au printemps dans les bois chauds du Sud, à un moment de l'année où le cueilleur ne se méfie pas des amanites. Il cherche des morilles, des mousserons, des champignons de prairie. Elle possède la toxine la plus meurtrière de la mycologie et pratiquement aucun signe distinctif d'alerte : ni couleur vive, ni odeur repoussante, ni chair changeante. Sa fiche impose donc la même règle que l'amanite vireuse, et cette règle est la plus rentable de tout ce guide : aucun champignon blanc à lames blanches ne va au panier sans que sa base ait été entièrement déterrée.

Bois clairs et chauds de feuillus, chênaies et châtaigneraies, coteaux calcaires du Sud, souvent en lisière. Printemps et début d'été.
Localisé
Abondant dans ses régions, introuvable ailleurs : voir la note.
Thermophile et printanière : chênaies et châtaigneraies chaudes de la moitié sud, coteaux calcaires et bois clairs méditerranéens, surtout d'avril à juin. Rare au nord de la Loire et peu fréquente partout, mais sa saison est celle où l'on cherche mousserons et morilles, ce qui lui donne une dangerosité disproportionnée à son abondance.
Confusion MORTELLE
Même saison, même couleur pâle. Le mousseron pousse en PRAIRIE en ronds, n'a NI ANNEAU NI VOLVE, et dégage une forte odeur de FARINE FRAÎCHE. L'amanite pousse en BOIS, avec anneau et volve en sac. Déterrer la base et sentir : deux gestes, deux réponses.
Confusion MORTELLE
Le rosé a des lames ROSES puis BRUN CHOCOLAT et aucune volve. L'amanite printanière garde des lames BLANCHES et possède une volve en sac. Lames blanches + volve = on ne touche pas.
Confusion MORTELLE
Même toxine, même pronostic : distinguer n'a aucun intérêt pratique. La vireuse est montagnarde, estivale, à pied hérissé et odeur écœurante ; la printanière est méridionale, printanière, à pied lisse. Les deux se laissent au sol.
Confusion MORTELLE
La coulemelle a un pied CHINÉ en peau de serpent, un anneau COULISSANT qu'on fait glisser du doigt, et dépasse 15 cm. L'amanite a un pied lisse, un anneau fixe et une volve.
Vous savez à quoi ressemble amanite printanière. Reste à savoir si c'est le moment : le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.
Voir le score de pousse près de chez vousLe coin matériel
Cette fiche donne les critères. Un guide papier et une loupe permettent de les vérifier sur le terrain, où le réseau ne passe pas toujours.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page, c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
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Bon comestibleHaute sur pied avec son chapeau en parasol, la coulemelle est un classique des lisières de septembre. C'est un bon comestible, mais c'est aussi l'espèce qui cause le plus d'accidents graves chez les débutants, non pour elle-même, mais parce que de PETITES lépiotes mortelles lui ressemblent. La règle est simple et non négociable : on ne ramasse jamais une lépiote dont le chapeau fait moins de 15 cm de diamètre.
Bon comestibleCousin sauvage du champignon de Paris, le rosé des prés blanchit les pâtures après les orages d'août et de septembre. Bon comestible familier des campagnes, il exige pourtant une vigilance de chaque instant : jeune et fermé, il peut ressembler à une jeune amanite phalloïde ou à une amanite blanche, la vérification des lames et de la base du pied est obligatoire à CHAQUE spécimen.
Bon comestibleLe mousseron de printemps ouvre la saison des champignons de prairie, presque en même temps que les morilles, et il a un avantage considérable sur elles : il pousse en ronds serrés, si bien qu'un seul bon rond remplit un panier. Sa chair blanche épaisse et son odeur puissante de farine fraîche le rendent facile à reconnaître pour qui a le nez. Sa cueillette demande cependant deux vigilances : c'est l'un des rares comestibles de printemps, donc on le cherche à une saison où l'on est peu attentif, et son sosie de prairie, l'entolome livide, sort plus tard mais l'inocybe de Patouillard, lui, sort en même temps.
MORTELL'amanite phalloïde est LE champignon à connaître avant tous les autres : chaque cueilleur doit savoir la reconnaître parfaitement, non pour la ramasser, mais pour comprendre ce qu'il faut vérifier sur tout champignon à lames blanches. Son piège le plus cruel : les symptômes n'apparaissent que 6 à 24 h après le repas, quand les toxines ont déjà attaqué le foie. Toute suspicion d'ingestion = centre antipoison immédiatement (le 15), sans attendre les symptômes.