Chargement…
La confusion la plus dangereuse du printemps français : les deux sortent en avril-mai dans les mêmes lisières calcaires, tous deux pâles et charnus, à un moment de l'année où l'on cherche des mousserons sans se méfier. L'inocybe provoque un syndrome muscarinien majeur, avec des décès documentés chez l'enfant et la personne cardiaque.
| Critère | Mousseron de printemps | Inocybe de Patouillard |
|---|---|---|
| Chapeau | 4 à 12 cm, BLANC CRÈME à beige ocré pâle, charnu et épais, convexe puis étalé, souvent BOSSELÉ et à marge irrégulière longtemps enroulée. Cuticule mate, un peu grasse par temps humide. | 3 à 8 cm, BLANCHÂTRE à crème puis paille, SOYEUX-FIBRILLEUX radialement (comme peigné), conique puis étalé avec un mamelon, souvent FENDU radialement sur le bord. Se tache de ROUGE CARMIN au froissement et avec l'âge. |
| Sous le chapeau | Lames BLANCHES à crème, MINCES et TRÈS SERRÉES, échancrées près du pied, restant blanches (sporée blanche). | Lames d'abord blanchâtres puis BRUN OLIVÂTRE à brun terreux (sporée brun tabac), se tachant également de rougeâtre. Elles ne restent jamais blanches. |
| Pied | 3 à 7 cm, épais et trapu, blanc à crème, plein et ferme, souvent renflé à la base, SANS anneau ni volve. | 3 à 8 cm, blanchâtre, fibrilleux, plein, souvent renflé à la base, se tachant nettement de ROUGE à la manipulation et à la base. |
| Chair | BLANCHE, épaisse, ferme et cassante, immuable à la coupe. | Blanche puis ROUGISSANT franchement à la coupe et au froissement. |
| Odeur | FARINE FRAÎCHE, forte et franche — le critère central de l'espèce, perceptible dès qu'on froisse la chair. | Désagréable, un peu fruitée-écœurante ou spermatique — jamais la farine fraîche du mousseron. |
| Habitat | Prairies, pelouses sèches, lisières, haies, talus et bords de chemins, souvent en ARCS ou en RONDS serrés, fréquemment le long des haies d'aubépine et de prunellier. | Lisières, parcs, jardins, allées d'arbres et bois clairs sur sol calcaire, souvent en groupes dans l'herbe ou la litière. Printemps et début d'été. |
Le coin matériel
Le critère se joue souvent sur quelques millimètres de lame ou de pied, à un endroit où le réseau ne passe plus. Ce qui aide vraiment, à ce moment-là, tient dans une poche.
Photos, coupes et critères discriminants sur une page — c'est le format qui permet de comparer deux espèces côte à côte, ce qu'un écran fait mal.
Voir sur AmazonBeaucoup de confusions se tranchent sur un détail de lame ou de pied de quelques millimètres. Un ×10 suffit.
Voir sur AmazonApprendre les dangereux avant les comestibles : c'est l'ordre inverse de la plupart des guides, et c'est le bon.
Voir sur AmazonLe cran au-dessus du guide photo : on descend critère par critère au lieu de chercher la ressemblance, seule méthode fiable sur les genres difficiles.
Voir sur AmazonLa couleur de la sporée tranche des confusions que rien d'autre ne tranche. Une nuit sous un bol, moitié papier noir, moitié blanc.
Voir sur AmazonLes espèces et les sosies ne sont pas les mêmes dans les Landes et dans les Vosges. Un guide régional élimine la moitié du bruit.
Voir sur Amazon