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Bourgogne-Franche-Comté · dép. 39, 25, 01
Très favorable
Score du jour
Conditions très favorables pour les cèpes dans le Jura
Calculé le à partir des pluies et des températures réellement relevées sur le terroir. Le chiffre est décliné pour l'espèce : sa saison propre et son affinité au couvert du terroir (forêt mixte) modulent le score général du secteur, qui est de 95 aujourd'hui.
Jura fait partie des terroirs réputés pour cette espèce, et ce n'est pas qu'une affaire de tradition : les essences communes à l'espèce et au terroir sont hêtre, épicéa. Prospectez les lisières moussues et les clairières des vieilles futaies aérées, de préférence exposées nord-ouest en début de saison puis en cœur de forêt après les premières fraîcheurs d'automne. Le cèpe de Bordeaux préfère les sols acides, de la plaine à 1 500 m d'altitude. Il est abondant dans tout le pays : Sud-Ouest, Massif central, Bourgogne, Vosges et Pyrénées comptent parmi les régions les plus productives. Revenez sur les mêmes lisières d'une année sur l'autre : un peuplement mycorhizé reste productif tant que la forêt ne change pas.
Calcaire fissuré, hêtraies-sapinières et fonds de vallée à frênes : le Jura est le grand terroir français de la morille de printemps, puis un terrain d'arrière-saison à chanterelles en tube et trompettes. Les combes retiennent l'humidité bien après que les plateaux ont séché.
À l'échelle de la France, la saison des cèpes court d'août à novembre. Ici la saison démarre environ dix jours plus tôt qu'ailleurs en France, et elle se termine d'autant plus tôt. Le mois de départ à viser sur place est donc plutôt août.
La saison monte et descend avec l'altitude : cèpes d'été dès juillet en versant chaud, cueillette d'arrière-saison en fond de vallée jusqu'aux neiges.
Le score ci-dessus vaut pour le terroir entier. Ces fiches détaillent la fenêtre jour par jour autour d'une ville, avec l'épisode pluvieux qui l'a déclenchée.
Partout ailleurs, la règle de base reste la même : en forêt privée, la cueillette suppose l'accord du propriétaire ; en forêt domaniale, elle est tolérée pour la consommation familiale, dans une limite usuelle de 5 litres par personne et par jour, sauf arrêté local plus strict. Le détail par situation.
Le score affiché en haut de page ne sort pas d'une boîte noire. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Cet outil vous est utile ?