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Occitanie · dép. 48, 30, 07
Défavorable
Score du jour
Conditions défavorables pour les cèpes dans les Cévennes
Calculé le à partir des pluies et des températures réellement relevées sur le terroir. Le chiffre est décliné pour l'espèce : sa saison propre et son affinité au couvert du terroir (forêt mixte) modulent le score général du secteur, qui est de 1 aujourd'hui.
Cévennes fait partie des terroirs réputés pour cette espèce, et ce n'est pas qu'une affaire de tradition : les essences communes à l'espèce et au terroir sont chêne, hêtre, châtaignier, pin sylvestre. Prospectez les lisières moussues et les clairières des vieilles futaies aérées, de préférence exposées nord-ouest en début de saison puis en cœur de forêt après les premières fraîcheurs d'automne. Le cèpe de Bordeaux préfère les sols acides, de la plaine à 1 500 m d'altitude. Il est abondant dans tout le pays : Sud-Ouest, Massif central, Bourgogne, Vosges et Pyrénées comptent parmi les régions les plus productives. Revenez sur les mêmes lisières d'une année sur l'autre : un peuplement mycorhizé reste productif tant que la forêt ne change pas.
Les épisodes cévenols décident de tout : une saison sèche ne donne rien, un automne bien arrosé produit des pousses massives en quelques jours. Les châtaigneraies en terrasses, héritage agricole, restent le terrain de référence, avec les hêtraies d'altitude au-dessus de 1 000 m.
À l'échelle de la France, la saison des cèpes court d'août à novembre. Ici la saison démarre environ deux semaines plus tard qu'ailleurs en France, mais elle se prolonge d'autant. Le mois de départ à viser sur place est donc plutôt août.
Tout se joue sur les pluies d'automne, parfois tardives : la saison démarre en octobre et se poursuit en décembre, quand elle est finie partout ailleurs.
Le score ci-dessus vaut pour le terroir entier. Ces fiches détaillent la fenêtre jour par jour autour d'une ville, avec l'épisode pluvieux qui l'a déclenchée.
Partout ailleurs, la règle de base reste la même : en forêt privée, la cueillette suppose l'accord du propriétaire ; en forêt domaniale, elle est tolérée pour la consommation familiale, dans une limite usuelle de 5 litres par personne et par jour, sauf arrêté local plus strict. Le détail par situation.
Le score affiché en haut de page ne sort pas d'une boîte noire. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Cet outil vous est utile ?