Une confusion nouvelle en France : la lépiote de Morgan, espèce subtropicale en expansion, s'installe sur les pelouses arrosées du Midi, des golfs et des parcs. Elle ressemble à une coulemelle et provoque des intoxications digestives sévères. Elle possède un caractère unique en Europe, mais il est tardif.
1Les LAMES à maturité : BLANCHES toute sa vie chez la coulemelle, virant au VERT GRISÂTRE chez la lépiote de Morgan. Aucun comestible européen n'a de lames vertes.
2La SPORÉE en cas de doute sur un exemplaire jeune : chapeau sur papier blanc quelques heures. VERTE = on jette tout.
3Le PIED : CHINÉ en peau de serpent chez la coulemelle, lisse, brunissant à la manipulation, chez Morgan.
4L'HABITAT : prairies et lisières pour la coulemelle, PELOUSES ARROSÉES, golfs et parcs du Midi pour Morgan. Le lieu est déjà un avertissement.
Lames libres, serrées, d'abord BLANCHES puis virant au VERT GRISÂTRE à vert olive en vieillissant : sporée VERTE. C'est le critère absolu, et il n'apparaît qu'à maturité.
Pied
Coulemelle
20 à 40 cm, élancé, chiné de brun comme une peau de serpent, bulbeux à la base, avec un anneau double COULISSANT (il se déplace le long du pied).
Lépiote de Morgan
10 à 25 cm, blanchâtre brunissant à la manipulation, à base bulbeuse, portant un ANNEAU épais et COULISSANT, comme la coulemelle.
Chair
Coulemelle
Blanche, mince, souple dans le chapeau, fibreuse dans le pied.
Lépiote de Morgan
Blanche, rougissant parfois faiblement à la coupe.
Odeur
Coulemelle
Douce, de noisette.
Lépiote de Morgan
Faible, agréable.
Habitat
Coulemelle
Prairies, lisières, clairières herbeuses, bords de chemins et pâturages, souvent en groupes ou en cercles, jusqu'en moyenne montagne.
Lépiote de Morgan
Pelouses ARROSÉES, parcs urbains, golfs, jardins et bords de mer du Midi, souvent en ronds ou en arcs après les pluies chaudes.
Critère
Coulemelle
Lépiote de Morgan
Chapeau
10 à 30 cm, d'abord fermé en « baguette de tambour », puis étalé en parasol, crème couvert de grosses écailles brunes, avec un mamelon central sombre.
8 à 25 cm, blanchâtre à crème, couvert d'ÉCAILLES brun clair assez grosses, plus denses au centre. Hémisphérique puis étalé, souvent aplati.
Lames libres, serrées, d'abord BLANCHES puis virant au VERT GRISÂTRE à vert olive en vieillissant : sporée VERTE. C'est le critère absolu, et il n'apparaît qu'à maturité.
Pied
20 à 40 cm, élancé, chiné de brun comme une peau de serpent, bulbeux à la base, avec un anneau double COULISSANT (il se déplace le long du pied).
10 à 25 cm, blanchâtre brunissant à la manipulation, à base bulbeuse, portant un ANNEAU épais et COULISSANT, comme la coulemelle.
Chair
Blanche, mince, souple dans le chapeau, fibreuse dans le pied.
Blanche, rougissant parfois faiblement à la coupe.
Odeur
Douce, de noisette.
Faible, agréable.
Habitat
Prairies, lisières, clairières herbeuses, bords de chemins et pâturages, souvent en groupes ou en cercles, jusqu'en moyenne montagne.
Pelouses ARROSÉES, parcs urbains, golfs, jardins et bords de mer du Midi, souvent en ronds ou en arcs après les pluies chaudes.
Questions fréquentes
La lépiote de Morgan est-elle présente en France ?
Son arrivée est récente, et c'est précisément ce qui la rend dangereuse : personne ne l'attend. Elle apparaît sur les pelouses arrosées, les golfs et les parcs du Midi. Aux États-Unis, où elle est banale dans les gazons, c'est le champignon qui cause le plus d'intoxications.
À quel âge les lames de la lépiote de Morgan deviennent-elles vertes ?
Seulement à maturité, et c'est ce qui rend le critère traître : sur un exemplaire jeune, les lames sont encore blanches, exactement comme celles d'une coulemelle. C'est pourquoi le doute se lève par une sporée, chapeau posé sur du papier blanc quelques heures. Verte, on jette toute la récolte.
Un champignon à lames vertes est-il toxique ?
Aucun comestible européen n'a de lames vertes : c'est un signal d'arrêt sans appel. En cas de doute sur un exemplaire encore jeune, dont les lames sont toujours blanches, poser le chapeau sur du papier blanc quelques heures et regarder la sporée. Verte, on jette toute la récolte.
Savoir quand y aller
Une fois le doute levé, reste la question du moment. Le score de pousse croise les pluies des dernières semaines, l'humidité du sol, la température et la saison, ville par ville.