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En bref
Le samedi 12 septembre 2026, la moyenne nationale du score de pousse est de 10/100 (pousse improbable), avec 3 villes sur 54 en fenêtre favorable.
Du 4 au 10 septembre, la France est restée majoritairement sèche et chaude. Le sud et le centre ont enchaîné des maximales de 29 à 35 °C jusqu'au 7 septembre, sans une goutte de pluie à Bordeaux (0,7 mm cumulés sur les sept jours) ni à Marseille (0,2 mm). Un rafraîchissement est arrivé en fin de semaine, avec des maximales redescendues autour de 20 à 24 °C dès le 9 et le 10, mais les précipitations sont restées faibles partout où elles sont tombées : 7,5 mm à Lille, 7,9 mm à Lyon (concentrés le 9 septembre), 4,1 mm à Rennes, 2,2 mm à Strasbourg. Nulle part de quoi relancer une pousse générale : le score national de pousse tombe à 7/100 ce 11 septembre, avec une seule ville sur les 54 suivies en fenêtre favorable.
Le nord et le nord-est du pays concentrent les meilleurs scores du jour, portés par des pluies plus régulières sur l'été que dans le reste du pays. Les Hauts-de-France arrivent en tête du classement des terroirs, devant le Morvan et le Limousin, deux massifs granitiques aux sols acides qui retiennent mieux l'eau que les plateaux calcaires voisins. Les Vosges suivent, portées par l'altitude qui avance la saison de deux semaines par rapport à la moyenne nationale. Côté villes, Caen et Lille sont les mieux placées du jour, Amiens juste derrière.
La moitié sud reste la zone la plus défavorable : Provence, Cévennes et Auvergne affichent les scores les plus bas du classement des terroirs ce 11 septembre, conséquence directe des trois semaines de chaleur sans pluie marquante début septembre. Les plateaux calcaires (Bourgogne, Chartreuse-Vercors) ne valent pas mieux : leurs sols superficiels sèchent vite et n'ont pas encore reçu l'épisode pluvieux qui déclencherait une sortie.
C'est le mois charnière entre l'été et l'arrière-saison. Le cèpe de Bordeaux reste la cueillette de référence dès qu'un épisode pluvieux touche une futaie de chênes ou de hêtres déjà installée. La girolle est fidèle à ses places d'une année sur l'autre : c'est le moment de retourner voir un talus qui a déjà donné en juin ou juillet. Le pied-de-mouton commence à sortir dans les mêmes hêtraies, en lignes ou en cercles dans la litière. La chanterelle en tube prend le relais plus tard dans le mois dans les résineux frais, dès que les nuits raccourcissent et que l'humidité du sol remonte.
Le rafraîchissement amorcé en fin de semaine dernière est le signal à surveiller plus que la météo du week-end elle-même : une baisse durable des températures maximales, si elle s'accompagne d'un épisode pluvieux net, est ce qui déclenche généralement une sortie huit à douze jours plus tard. En l'état, la tendance reste à la prudence sur la majorité du territoire, avec un potentiel qui se maintient surtout au nord et dans les massifs granitiques du Massif central et du Limousin.
Une identification fiable ne se fait jamais sur photo ni sur une simple ressemblance : faites vérifier toute récolte par un pharmacien ou une société de mycologie avant de la consommer.