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Nouvelle-Aquitaine · dép. 24
Défavorable
Score du jour
Conditions défavorables pour les trompettes de la mort en Périgord
Calculé le à partir des pluies et des températures réellement relevées sur le terroir. Le chiffre est décliné pour l'espèce : sa saison propre et son affinité au couvert du terroir (feuillus) modulent le score général du secteur, qui est de 8 aujourd'hui.
Périgord fait partie des terroirs réputés pour cette espèce, et ce n'est pas qu'une affaire de tradition : les essences communes à l'espèce et au terroir sont chêne, charme. La trompette de la mort pousse dans les hêtraies et chênaies fraîches sur sol calcaire ou neutre, cachée dans la litière de feuilles mortes qu'elle imite parfaitement. Cherchez sur les pentes ombragées, le long des ruisseaux et dans les peuplements adultes plutôt que les jeunes plantations, après les pluies de septembre-octobre. Elle est commune dans une large moitié nord et centre de la France, notamment en Bourgogne, dans le Jura et les hêtraies du Massif central. Une fois une trompette repérée, fouillez le rayon d'un mètre : la colonie s'étend rarement seule.
Chênaies claires sur causses calcaires d'un côté, châtaigniers sur les sols acides du Périgord vert de l'autre : deux terrains à cèpes dans un même département, qui ne poussent jamais la même semaine. Le calcaire sèche vite et redémarre vite après l'orage ; les sols acides retiennent l'eau et donnent plus tard mais plus longtemps.
À l'échelle de la France, la saison des trompettes de la mort court de septembre à décembre. Ici la saison démarre environ une semaine plus tôt qu'ailleurs en France, et elle se termine d'autant plus tôt. Le mois de départ à viser sur place est donc plutôt septembre.
Les orages d'été comptent autant que les pluies d'automne : une bonne série d'août peut lancer la saison avec trois semaines d'avance.
Le score ci-dessus vaut pour le terroir entier. Ces fiches détaillent la fenêtre jour par jour autour d'une ville, avec l'épisode pluvieux qui l'a déclenchée.
Partout ailleurs, la règle de base reste la même : en forêt privée, la cueillette suppose l'accord du propriétaire ; en forêt domaniale, elle est tolérée pour la consommation familiale, dans une limite usuelle de 5 litres par personne et par jour, sauf arrêté local plus strict. Le détail par situation.
Le score affiché en haut de page ne sort pas d'une boîte noire. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Cet outil vous est utile ?