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Provence-Alpes-Côte d'Azur · dép. 83, 84, 13, 04
Défavorable
Score du jour
Conditions défavorables pour les rosés des prés en Provence
Calculé le à partir des pluies et des températures réellement relevées sur le terroir. Le chiffre est décliné pour l'espèce : sa saison propre et son affinité au couvert du terroir (forêt mixte) modulent le score général du secteur, qui est de 1 aujourd'hui.
Provence fait partie des terroirs réputés pour cette espèce, et ce n'est pas qu'une affaire de tradition : l'espèce ne dépend d'aucune essence particulière mais d'un milieu, prairie, pâture ou clairière herbeuse, et le terroir en offre. Le rosé des prés est une espèce de prairie, pas de forêt : il faut le chercher dans les pâtures broutées par les bovins ou les chevaux, les pelouses tondues et les vergers enherbés, jamais sous le couvert des arbres. La présence de bétail au pâturage compte plus que celle des arbres : le fumier naturel enrichit le sol dont il se nourrit. Une prairie récemment fertilisée aux engrais chimiques ou retournée en culture perd la station en quelques années. Cherchez-le en cercles, après les orages de fin d'été.
La saison provençale ne ressemble à aucune autre : elle attend les pluies d'octobre et court jusqu'en décembre. Les pinèdes d'Alep donnent les lactaires sanguins et délicieux, le « sanguin » local, et la hêtraie fraîche de la Sainte-Baume, relique septentrionale en plein Midi, ajoute des espèces qu'on ne trouve nulle part ailleurs à cette latitude.
À l'échelle de la France, la saison des rosés des prés court d'août à novembre. Ici la saison démarre environ trois semaines plus tard qu'ailleurs en France, mais elle se prolonge d'autant. Le mois de départ à viser sur place est donc plutôt septembre.
Tout se joue sur les pluies d'automne, parfois tardives : la saison démarre en octobre et se poursuit en décembre, quand elle est finie partout ailleurs.
Le score ci-dessus vaut pour le terroir entier. Ces fiches détaillent la fenêtre jour par jour autour d'une ville, avec l'épisode pluvieux qui l'a déclenchée.
L'accès aux massifs varois et bucco-rhodaniens est réglementé par arrêté préfectoral en période de risque incendie : la carte du jour se consulte avant de partir, y compris en automne.
Partout ailleurs, la règle de base reste la même : en forêt privée, la cueillette suppose l'accord du propriétaire ; en forêt domaniale, elle est tolérée pour la consommation familiale, dans une limite usuelle de 5 litres par personne et par jour, sauf arrêté local plus strict. Le détail par situation.
Le score affiché en haut de page ne sort pas d'une boîte noire. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Cet outil vous est utile ?