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Auvergne-Rhône-Alpes · dép. 73, 74, 38
Défavorable
Score du jour
Conditions défavorables pour les morilles dans les Alpes du Nord
Calculé le à partir des pluies et des températures réellement relevées sur le terroir. Le chiffre est décliné pour l'espèce : sa saison propre et son affinité au couvert du terroir (conifères) modulent le score général du secteur, qui est de 16 aujourd'hui.
Alpes du Nord fait partie des terroirs réputés pour cette espèce, et ce n'est pas qu'une affaire de tradition : ses essences (frêne, orme, pommier, peuplier) ne comptent pas parmi les essences dominantes du terroir. C'est donc la réputation qui porte cette page, et elle est fondée : l'espèce s'y cherche dans les milieux qui échappent au couvert dominant, fonds de vallée, bords de rivière, vieux vergers et lisières remaniées. Cherchez la morille dans les vergers, les haies, les frênaies et ormaies sur sol calcaire, ainsi que les terrains remaniés (talus récents, anciennes places à feu), de mars à mai quand le sol atteint 10-12 °C. Elle apparaît souvent au moment de la floraison des fruitiers, sur des zones ensoleillées après les dernières gelées. Elle est largement répartie en France mais reste liée à ces milieux précis : une région peut en être totalement dépourvue faute de frênaies ou de sols calcaires adaptés, et une bonne place ne redonne pas nécessairement d'une année sur l'autre.
L'étagement fait la saison : hêtraies de basse vallée, sapinières-pessières entre 1 000 et 1 600 m, mélézins au-dessus. Les orages d'été suffisent à lancer les girolles dès juillet en altitude, et la cueillette redescend de mille mètres entre août et novembre.
À l'échelle de la France, la saison des morilles court de mars à mai. Ici la saison démarre environ deux semaines plus tôt qu'ailleurs en France, et elle se termine d'autant plus tôt. Le mois de départ à viser sur place est donc plutôt mars.
La saison monte et descend avec l'altitude : cèpes d'été dès juillet en versant chaud, cueillette d'arrière-saison en fond de vallée jusqu'aux neiges.
Le score ci-dessus vaut pour le terroir entier. Ces fiches détaillent la fenêtre jour par jour autour d'une ville, avec l'épisode pluvieux qui l'a déclenchée.
Partout ailleurs, la règle de base reste la même : en forêt privée, la cueillette suppose l'accord du propriétaire ; en forêt domaniale, elle est tolérée pour la consommation familiale, dans une limite usuelle de 5 litres par personne et par jour, sauf arrêté local plus strict. Le détail par situation.
Le score affiché en haut de page ne sort pas d'une boîte noire. Le chiffre est le produit de quatre mesures météo qui se multiplient, la réserve en eau de la litière (un seau de 40 mm suivi sur 30 jours), la pluie déclenchante et sa latence, la température, le vent desséchant, que la saison vient ensuite plafonner. Un sol sec bloque le score, rien ne le compense. Les données brutes viennent d'Open-Meteo et le couvert forestier de l'IGN.
Le calcul en détail, seuils et limites compris →Cet outil vous est utile ?